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Loano – Vado Ligure

Comme nous allons encore plus loin en voiture, ce matin, pour rejoindre le point de départ de notre nouvelle étape, nous partirons un peu plus tôt.
Lever 6h00 et nous quittons Eze à 6h45 pour rejoindre l’autoroute et Loano où nous arriverons vers 8h10.
Le départ sera donné à 8h20. Il fait beau mais frais, encore, ce matin.
Nous passons sous la voie ferrée, à peine partis car nous avons stationné la voiture près de la gare où nous reviendrons chercher la voiture. Nous longeons le bord de mer

La promenade du bord de mer de Loano, bordée de palmiers

et, presque à la sortie de la petite ville, y ré-entrons pour atteindre la rue commerçante où nous achèterons une pâtisserie ligure (bugnes) et pas ligure (un croissant) !
Puis, nous nous dirigeons, toujours en longeant le bord de mer, d’abord vers le port de pêche puis vers le nouveau port de plaisance.

La promenade le long du port de Loano

Notre grande préoccupation est cette route SS1 que nous devons suivre jusqu’à Gênes au moins, et plus loin encore. Nous tentons de l’éviter lors de la préparation de notre route mais, à ce stade, je dois avouer que, depuis notre arrivée à la frontière italienne, nous n’en souffrons guère.
Nous avons connu pire nuisance, en France, lors de notre premier pèlerinage et en Espagne, sur le Norte avec des endroits pas protégés du tout du trafic.
La surprise n’est pas que la route soit bien là, mais que le bord de route ait été aménagé. En effet, hormis quelques exceptions que nous signalons à l’attention de ceux qui passeront un jour par là, les trottoirs sont larges et isolés, souvent, du trafic, par des barrières de sécurité.
C’est ainsi que nous entrons dans Pietra Ligure,

Le large trottoir de la SS1 à l'entrée de Pietra Ligure

passons devant l’hôpital, à gauche, puis laissons la SS1 pour traverser la petite ville par la rue principale, bien au calme.

L'église et la grande place de Pietra Ligure

Nous retrouverons cette SS1 et ses trottoirs abrités à la sortie de la petite ville pour filer sur Finale Ligure, avec quelques portions de passage non protégé, mais le trafic est plutôt modeste et la limitation de vitesse respectée.

Le trottoir isolé du trafic par des barrières, le long de la SS1

La SS1 entre la colline et les maisons, vers Finale Ligure

Le trottoir de la SS1 au pied de la falaise, au-dessus de la mer
Nous profitons, sur notre droite, du beau paysage marin, avec le soleil en prime qui compense largement les nuisances du côté gauche…
Toujours sur la SS1, sans danger donc jusqu’ici, nous avançons dans Finale Ligure jusqu’à Finalpia.

Une rue piétonne de Finale Ligure, tapis bleu au sol

Une façade décorée de Finale Ligure

La façade baroque d'une église de Finale Ligure

Dans la préparation de notre étape, nous avons décidé de marcher dans l’intérieur des terres et laisser la route pour plusieurs raisons.
Nous savons que la SS1, à la sortie de Varigotti, n’offre aucune protection au pèlerin. Il n’y a plus de barrières de protection (pour les piétons) jusqu’à Noli, c’est à dire sur tout le Cap Noli. La route est étroite, le surplomb de la mer plutôt spectaculaire, donc danger pour nous. De plus, le paysage maritime évoqué ci-dessus est charmant mais lassant et nous avons encore pas mal de kilomètres à faire dans ce décor. Changeons pour quelques kilomètres !
Donc, nous prendrons la route de Monte. Je demande confirmation à un monsieur qui boit un verre de rosé en lisant son journal au carrefour de la route de Monte. Il doit me prendre pour un fou quand je lui dis que nous allons à Rome ! Une cinquantaine de mètre plus loin, nous achèterons un pain de Gênes dans une pâtisserie et attaquons.
La pâtissière avait confirmé que la « direction de Manié est bien par là » mais arrivé au pont médiéval et à l’église, le doute vient. La carte n’est pas très précise, alors nous décidons de suivre le chemin de randonnée local indiqué par un losange et un triangle rouges.

Le pont médiéval et l'église, au départ de la route de Monte

Le balisage du chemin de randonnée local : un triangle et un losange rouges

Ca grimpe, cela nous rappelle le Camino… Et on monte, monte dans, d’abord des oliveraies bien soignées avec de belles vues sur la côte puis dans des halliers où les traces de sanglier nous montrent que la nuit est plus agité que le jour. Nous ramasserons une orange tombée d’un arbre qui nous rafraîchira un moment pendant notre ascension. Une source rafraîchira, elle, les mains et on continue à monter dans le calme et la verdure sous un bon soleil. Dire que nous sommes début décembre !

 

La pèlerine sur le chemin pavé qui grimpe, comme sur le Camino

 

Vue de Finale Ligure, à mi-côte
Vue de Finale Ligure, à mi-côte !
La vue de la percée de la voie ferrée, à gauche, en dessous, me fait penser que nous ne sommes pas sur le chemin souhaité. Il faudra « tirer » un peu plus à droite. Ouf ! nous voici à un carrefour où les losanges se séparent des triangles et nous suivrons les triangles rouges. Tout en haut, aucune indication visible. Nous partons sur la droite, longeant la route bien calme que nous venons de rencontrer.
Cinq cents mètres de doute car nous voyons la mer devant nous, sur la droite, et cela ne devrait pas le faire ! Confirmation auprès d’un cantonnier : Spotorno, c’est de l’autre côté.
Demi-tour, nous repartons sur nos pas et marcherons sur cette route, que nous savons, désormais, être la bonne, pendant plusieurs kilomètres dans le calme, hormis un très modeste trafic local.

Le plateau de Manie, entre champs et bois
Nous traverserons ce beau plateau de Manie qui semble, au vu des campings et des quelques restaurants (fermés) que nous croisons, être bien fréquenté en saison.

Restaurant servant des nourritures spirituelles ? En fait, une chapelle désaffectée devenu trattoria !

La chapelle désaffectée devenue trattoria, sur le plateau de Manie
Nos pas nous amènent à la Casa Ferrin, restaurant réputé, situé sur notre route que nous connaissons sous son nom SP 45 depuis quelques kilomètres. Hésitation, on entre ou pas. Si on entre, il y en a pour une heure au moins et le nouveau départ risque d’être laborieux. Si on entre pas, nous mangerons notre casse-croûte préparé à la maison en quelques minutes, puis une pomme et repartirons rapidement. On entre pas !
Arrêt sur un duo de grosses pierres et exécution du projet quelques centaines de mètres au-delà du restaurant.

Borne de la SP 45 « Finale – Manie – Voze – Spotorno »
Nous descendrons ensuite vers Voze

Le panneau « Località Voze » et son église
où nous découvrirons les oeuvres d’un sculpteur local

Une des œuvres du sculpteur local de Voze
puis vers Spotorno d’où nous devrions atteindre Prelo puis, par des chemins, Sant Elmète et prendre le train pour revenir à Loano.
En fait, au vu de la forte pente représentée par la montagne devant nous, nous irons à Spotorno, en suivant la route et les panneaux indicateurs (pas mal de lacets),

 

Spotorno et la mer, vus de la route en lacets
traverserons la ville qui semble être un centre de villégiature, forcément désert en cette saison, longerons la plage, pour changer un peu, et monterons vers le cap qui se situe sur le territoire de la commune de Bergeggi.

Le pèlerin passe le panneau de Bergeggi
Moi, je croyais (nous n’avons pas de carte précise du coin) que derrière le cap, nous découvririons Vado, notre étape du jour. Pas du tout ! Ca monte, c’est à l’ombre, il ne fait pas chaud, et nous commençons à accuser le nombre de kilomètres de la journée. Un coup d’oeil en arrière nous montre la plage de Bergeggi, telle que l’on l’aimerait en été !

La plage de Bergeggi, telle qu'on l'aimerait en été
Il nous faudra suivre la SS1, heureusement protégés du trafic qui n’est pas très intense à cette heure

Le trottoir protégé de la SS1 au-dessus d'une petite plage

jusqu’à atteindre d’immenses parcs de containers en réparation,

Les immenses parcs de conteneurs, à l'approche de Vado
puis longer la douane maritime de Savona, sur la gauche avec sa bande de chats qui lui sert de voisins,

La bande de chats, voisins de la douane maritime de Savona

et nous arriverons à Vado. C’est vraiment pas beau. Port de commerce, usines, silos à grains, deux grandes cheminées blanches et rouges, un port de ferries vers la Sardaigne et la Corse, la SS1….

Le port de Vado et ses ferries, au crépuscule
Ravi d’être arrivé !

Ravi d'être arrivé ! Le pèlerin aux panneaux de Vado Ligure
Première démarche, trouver un endroit pour faire « tamponner » la créanciale. Une question dans un magasin a pour réponse : il n’y a pas d’office du tourisme à Vado. Merci ! Autre question à un kiosque de journaux : « il n’y a pas de gare à Vado ! Mon plan était de prendre le train à Sant Ermeta qui est un peu plus haut sur la colline. Nous ne monterons pas. Nous allons à la pharmacie du centre, nous demandons et obtenons de la pharmacienne qu’elle pose son sceau sur les créanciales et sautons dans le premier bus qui passe vers Loano.
Nous retrouverons la voiture où nous l’avons laissée et repartirons, au prix de beaucoup de trafic sur Albenga, retrouver l’autoroute et nos pénates.

Cervo – Loano

Réveil à six heures, ce matin. Départ à 6h45, arrêt à la station service pour le plein et en route, par l’autoroute, pour Cervo que nous atteignons un peu avant huit heures.
A huit heures trois minutes, témoin l’horloge de la gare voisine, nous reprenons notre marche vers le nord-est, vers Gênes.
Mes craintes concernant le trafic automobile sur cette route SS1 étaient vaines, au moins pour les premières centaines de mètres car nous marchons, jusqu’au panneau indiquant la fin de l’agglomération, sur un trottoir totalement isolé, par une barrière de protection du trafic.

Le trottoir protégé par une barrière, au-dessus de la mer, à la sortie de Cervo

Le trafic est modeste. Nous suivons donc le bord de la route, un pied en permanence sur la ligne blanche car l’espace alloué au piéton n’est guère plus large que vingt cinq centimètres. Nous nous dirigeons ainsi vers le Cap Mimosa que nous franchissons et y enlevons les polaires devenues inutiles. Pas trop de voitures à cette heure matinale.
Nous redescendons, toujours sur la route, vers Andora.

La baie d'Andora, vue de la route

En bas de la côte, nous longeons le bord de mer jusqu’à la rivière et rejoignons la SS1 pour franchir cette même rivière. A gauche, après le pont, nous prendrons la rue Amerigo Vespucci qui remonte cette rivière, pour, arrivés au delà du pont de chemin de fer, en direction de l’autoroute, prendre à droite la route qui monte vers le « castello » en direction de Colle Micheri.

La rue Amerigo Vespucci, le long de la rivière d'Andora

Comme les jours précédents et à venir, bien sûr, notre souci est d’éviter cette SS1 qui, sur le papier, semble incontournable. De nombreuses recherches nous ont permis, jusqu’ici, de trouver de petits chemins ou routes qui, moyennant, quelquefois, un léger détour, nous font éviter les dangers et bruits de cette route nationale.

Panneau « Colla Micheri, borgo medievale »

Calme plat sur cette montée vers Colle Micheri. Ca monte, mais pas de trafic. Nous trouvons une voie romaine qui nous conduira au village de Colle Micheri en nous rappelant certain passage du Camino en pays Basque.

La voie romaine sous les oliviers, vers Colla Micheri

Le pèlerin dans la ruelle entre deux murs de pierre sèche de Colla Micheri

Beau village perché et ligure puis une descente par un petit chemin
sympathique en surplomb de la mer, avec devant nous, Laigueglia et plus loin vers le nord, Alassio.

Laigueglia et la côte vers Alassio, vus du chemin en surplomb
Pour rejoindre Laigueglia, nous devrons suivre les lacets d’une petite route que nous aurions aimé pouvoir « couper ». En fin de compte, nous re-voici sur la SS1. Nous la longerons, à l’abri de tout danger, sur un trottoir que nous connaissons depuis longtemps, marchant sur Alassio, au bord de la mer. Nous traverserons Alassio par la plage, sur trois kilomètres. Sable ferme, personne et beau temps.

La promenade du bord de mer vers Alassio

La plage d'Alassio, sable ferme, personne et beau temps

Le pèlerin sur la promenade d'Alassio, l'île Gallinara au loin
Au bout de cette longue et belle plage, une question s’impose. Che faciamo ? Tente-t-on de contourner le cap devant nous, où il y a une route qui longe la mer ou monte-t-on à nouveau sur la SS1 ?
J’arrête un passant qui me répond que la route que nous voyons est un cul de sac qui s’arrête deux kilomètres plus loin, au port que nous ne pouvons voir. Je lui demande s’il est possible de rejoindre Albenga sans passer sur la SS1. Mais oui, dit-il, prenez la Voie romaine !
Vous voyez cette tour, sur cette hauteur, eh, bien, c’est là qu’elle passe.
Molto bene, pero dov’e la via romana ? Il nous explique et nous voila en train de monter la Via Sacra vers la Chapelle. Belle côte, belles maisons et grand calme !

 

Panneaux « Santa Croce » et « passeggiata »

Plaque « strada romana S. Croce »
Repère du chemin de randonnée régional

Repère du chemin de randonnée régional
Une belle frise sur une villa en montant à droite.

Une belle frise sur une villa, en montant à droite

Au sommet de cette grimpette, nous trouvons la chapelle et un panneau nous indiquant que, par cette voie romaine, non seulement nous atteindrons Albenga sans dangers mais que nous verrons en route, les restes d’une église du Xème siècle mais de nombreuses sépultures romaines.
Autre panneau signalant la route à suivre

Panneau « S. Croce – Albenga, 2 heures », itinéraire de randonnée du Savonese
La vue sur la mer est magnifique, en surplomb de la route.

La vue sur la mer, en surplomb de la route

Panneaux « Vecchia strada romana Julia Augusta » et « Chiesa di S. Anna ai Monti »
Nous ne croiserons quasiment personne jusqu’au sortir de cette voie quelques kilomètres plus loin.

Albenga et ses clochers, à la sortie de la voie romaine

Albenga, que nous avons déjà visitée à plusieurs reprises ne nous verra que passer, cherchant à trouver un endroit où manger un plat de pâtes et repartir.
Nous ne trouverons rien d’ouvert et continuerons, le long de la mer et de la voie ferrée, longeant aussi quantité de fermes horticoles, vers Ceriale.

Le trottoir le long de la mer et de la voie ferrée, vers Ceriale
Pas plus d’animation à Ceriale, mais nous avons réussi et c’est pour nous important, à marcher au calme, loin de la SS1.
Il nous faudra sortir les barres de céréales et autre pomme, pour satisfaire notre fringale.

Le pèlerin sur la place du bord de mer de Borghetto Santo Spirito
Toujours pas de restaurant en vue.
Borghetto San Spirito nous verra arriver vers treize heures. Nous irons frapper à la porte de l’office du tourisme où un monsieur nous accueillera en français d’une manière très chaleureuse et tamponnera notre créanciale. Nous continuerons de longer le lungomare jusqu’à Loano, notre destination pour aujourd’hui.

Le lungomare de Loano, notre destination
En fait, tant qu’il y a une agglomération, nous avons la certitude de trouver ce précieux lungomare qui nous abrite du trafic automobile…
Une glace pour marquer notre satisfaction de l’étape accomplie compensera le déficit calorique jusqu’au dîner de ce soir. Direction la gare, glace à la main. Nous achetons notre billet Loano-Cervo. Le train part dans une heure, alors nous allons traîner dans la vieille ville, nous arrêtant à l’office du tourisme pour récupérer quelques cartes pour les étapes à venir.

Façades peintes de la vieille ville de Loano

Le train à la gare de Loano, pour le retour vers Cervo

La nuit tombe quand nous descendons du train à Cervo. Nous retrouvons notre auto et repartons vers Eze par l’autoroute.
La prochaine étape nous ramènera, en voiture, à la gare de Loano d’où
nous tenterons de rejoindre Savona ou sa proche banlieue.
Aujourd’hui, nous avons parcouru entre trente et trente cinq kilomètres.

Ventimiglia – Arma di Taggia

Il est presque neuf heures du matin lorsque nous quittons la voiture, garée au bord de la Roya, à Ventimiglia, pour partir pour notre deuxième étape vers Roma.
Tout d’abord, comme nous n’avons pas pu faire tamponner nos créanciales lors de la fin de notre étape précédente, office du tourisme fermé, églises occupées pour l’office du soir et policiers soupçonneux ne voulant pas y apposer un timbre officiel, nous tentons à nouveau, sans succès, notre chance dans l’église proche de la gare sur la via Cavour.
Tant pis, personne en vue, tour du cloître pour sortir, nouveau passage devant l’office du tourisme fermé à cette heure là et nous filons vers Bordighera. Il fait frais mais beau.
Nous resterons sur la voie Cavour jusqu’à la sortie de Ventimiglia. Si nous avions suivi le lungomare, nous aurions été tenus de revenir vers l’intérieur, et donc la voie Cavour, pour franchir la rivière Nervia. Il est tout à fait possible, en arrivant par le chemin que nous avons suivi l’étape précédente, une fois traversée la rivière Roya (remarquer les marques jacquaires au sol aux angles du pont) de tourner immédiatement à droite et suivre le « lungomare ». Au bout de ce lungomare, prendre à gauche, puis à droite. Rue calme qui permet de rejoindre le pont de la voie de chemin de fer par un escalier en béton et continuer sur Camporosso Mare. Là, tourner droite après le pont qui suit la station service, descendre un peu (repasser sous le chemin de fer) et continuer vers la mer. Au bout de la rue, à gauche , et tout droit en longeant le « lungomare » de Camporosso puis celui de Bordighera. Pas d’autos, que du calme !

Le lungomare de Bordighera, sans autos

 

Le pèlerin sur le lungomare de Bordighera

La côte depuis la promenade de Bordighera

A la chapelle San Ampelio, qui marque la fin de cette longue promenade piétonne, nous prendrons la SS1, suivant les marques
jacquaires Santiago-Roma, route que nous laisserons pour longer la plage, piège dont nous ne sortirons que par une évacuation d’eaux de pluies qui nous ramènera sur la SS1. Un kilomètre de gagné au prix d’un peu d’exercices et acrobaties.

La chapelle Sant'Ampelio, au bout de la promenade piétonne

Le pèlerin longe la plage, le « piège » avant de retrouver la SS1

Le pèlerin devant l'évacuation d'eaux de pluie qui nous ramène sur la SS1

Nous suivrons la SS1, sur le trottoir de droite, suffisamment large et sur une route au trafic plutôt calme, passant successivement sous le tunnel de sortie de Bordighera, devant le jardin Pallanca et notre première Casa Cantoniera qui nous indique que Rome n’est plus qu’à 679.5 kms !

Le tunnel de sortie de Bordighera, avec les panneaux vers Ospedaletti et San Remo

Double flèche jaune peinte sur un muret

L'entrée du Giardino esotico Pallanca

 

Notre première Casa Cantoniera : Rome n'est plus qu'à 679,5 km

Ce trottoir nous conduira à Ospedaletti, à l’entrée de laquelle nous abandonnerons, par la droite, la SS1 pour entrer dans ce village en longueur, et continuer tantôt par la rue, tantôt par la plage vers l’est.

Ospedaletti, village en longueur au bord de la mer

Le pèlerin dans la rue d'Ospedaletti

Il y a bien l’ancienne voie ferrée mais, à cet endroit, elle ne nous est pas d’un grand secours. Retour sur la SS1 pour une bonne demi-heure qui nous conduira, en toute sécurité, sur le trottoir, surplombant la mer, à droite vers l’entrée de San Remo.

Panneaux vers Sanremo 3 km et Ventimiglia

Nous trouverons un panneau « al mare » indiqué sur la droite qui descend vers un parking de camping cars et un stade dont nous ferons le tour, puis prendrons l’ancienne voie ferrée

L'ancienne voie ferrée devenue chemin, à l'entrée de San Remo

 

Le pèlerin traverse un parking de San Remo

Le pèlerin longe le port de San Remo

Le lungomare de San Remo, fermé aux autos

que nous suivrons pour traverser la ville sans tracas, puis le port, puis le lungomare pour sortir de l’agglomération.
Tout au bout, une rue remonte sur la SS1 que nous allons suivre pour atteindre Arma di Taggia. Mais, quelques centaines de mètres plus loin, nous retrouvons notre voie ferrée abandonnée. C’est reparti !
Pas d’autos, du soleil et la mer.

 

Le pèlerin sur la promenade au-dessus de la mer, à la sortie de San Remo

L'ancienne voie ferrée abandonnée, sans autos, vers Arma di Taggia

Comme nous n’avons pas pris de casses-croûtes, espérant trouver un marchand de pâtes en route, nous espérons que les deux établissements que nous voyons sur la plage sont ouverts…
Pas de chance, il nous faudra attendre Arma di Taggia. Nous marchons encore et arrivons à un premier tunnel que nous traversons sans encombre.

Le premier tunnel de l'ancienne voie ferrée, traversé sans encombre

qui nous mène à un autre tunnel, mais là, c’est une autre affaire !
Sombre, très sombre. Nous n’avons pas de lampe et, au delà de la lumière du jour, nous ne pouvons plus progresser et devons revenir à la sortie. Il y a, juste avant le tunnel, à gauche du chemin, de nombreuses maisons dont les gardiens à quatre pattes nous ont bien repérés. Pas question de repasser par là pour gagner la route qui est au-dessus à une dizaine de mètres.
Il ne nous reste qu’à grimper, tant bien que mal, un mur de pierre d’environs deux mètres, sac sur le dos et ensuite monter le talus, pour l’essentiel composé d’ordures accumulées et sèches avant de franchir la barrière de sécurité. A cet âge là !
Et nous revoilà sur la route pour quelques centaines de mètres avant d’arriver à Bussana, village précédant Arma di Taggia. Le restaurant sur la gauche au carrefour que j’espérai ouvert ne l’est pas et nous devrons, étant descendus à droite, vers le bord de mer, nous contenter d’autre chose.

La route du bord de mer à Bussana

Le hasard fait bien les choses. A l’entrée de notre point de destination, il est quasiment 14h00, nous nous décidons pour un restaurant-cabanon dans lequel pour 47 euros nous déjeunerons d’une superbe poisson grillé chacun accompagné de grosses gambas, elles aussi grillées, servis avec quelques poivrons grillés aussi.

Le pèlerin attablé au restaurant-cabanon, à l'entrée d'Arma di Taggia

La plage devant le restaurant-cabanon

Les grosses gambas grillées et les poivrons

Le poisson grillé, servi avec des poivrons grillés

Une bouteille de blanc de Gavi et deux cafés. Le propriétaire n’arrive pas à croire que nous arrivons de Ventimiglia, a fortiori que nous allons « a piedi » à Rome et que nous sommes allés par deux fois à Santiago « a piedi » !
Une glace à Arma di Taggia, en marchant au soleil.

Le pèlerin sur la promenade du bord de mer d'Arma di Taggia

L’église est fermée donc pas de possibilité de tampon sur la créanciale. A vrai dire, nous décidons que, désormais, nous demanderons les tampons dans les offices du tourisme. Oublions la police et les églises. La police, contrairement à la police espagnole ne semble pas souhaiter mettre de tampons « officiels » et les églises sont soit vides soit en office quand nous passons.
C’est en prenant le bus, en changeant à San Remo, que nous reviendrons au point de départ. Et de deux !

Arma di Taggia – Cervo

Ce matin, nous partons, en voiture, pour Arma di Taggia. Départ à 7h30 pour nous mettre dans le flot des travailleurs en route pour Monaco et le traditionnel bouchon matinal. Nous rejoindrons la moyenne corniche à Cap d’ail et filons vers l’autoroute.
Nous atteindrons Arma di Taggia à 8h50 et laisserons la voiture sur le bord de l’Argentina que nous franchirons sur le pont de la SS 1.
Il fait beau.

Le pont de la SS1 sur l'Argentina, à Arma di Taggia

Nous chercherons, avec un certain succès, aujourd’hui, à éviter de marcher sur cette route qui est vraiment très fréquentée, bien que le trafic aille à une allure réduite en cette heure matinale.
L’espace libre pour le piéton/pèlerin/randonneur se réduit à vingt centimètres entre la ligne blanche du bas-côté et la barrière métallique.
Trois cent mètres après le pont, nous partons donc sur la Strada Comunale Don qui nous évitera le premier virage de la SS 1. Puis, il faut y aller… mais cinquante mètres plus loin, sur la SS 1, surprise, heureuse surprise, derrière la barrière métallique et au delà d’une touffe d’arbres, nous découvrons que l’ancienne voie ferrée est praticable. Il n’y a, bien sûr, aucun accès possible de la route mais il « suffit d’enjamber la barrière, ce qui est prestement fait. Nous voici à l’abri du trafic, sur un terrain caillouteux longé par la mer.

L'ancienne voie ferrée caillouteuse entre la route et la mer
(la route est à gauche de la photo, la mer à droite)
(ajout 05.01.09 : ce chemin est maintenant goudronné.)
Après trois cents mètres, nous arrivons à Riva Ligure et suivrons sa promenade de bord de mer

La promenade du bord de mer de Riva Ligure

(quitte à franchir un gué sur l’embouchure d’un petit ruisseau.)

Le pèlerin franchit le gué à l'embouchure d'un petit ruisseau

suivie par celle de Santo Stefano al Mare qui nous conduit, toujours au calme du trafic, au port de plaisance.

La promenade bordée de palmiers de Santo Stefano al Mare

La promenade vers le port de plaisance de Santo Stefano al Mare

Un aimable carabinieri de passage à ce port de plaisance nous répond : « Oui, vous pouvez longer la mer sans marcher sur la route en empruntant l’ancienne voie ferrée ».

Le quai du port de plaisance, traversé dans toute sa longueur

C’est parti. Nous traversons tout le port dans le sens de la longueur, contournons un hôtel et devons escalader une petite butte pour accéder à la voie ferrée.

 

Le pèlerin sur l'ancienne voie ferrée en cours d'aménagement

Elle est en voie d’aménagement et nous nous demandons ce qu’ils vont bien pouvoir faire de cet espace. Une voie unique vers Imperia pour les autos ou un beau « lungomare » piétonnier, la fortune du pèlerin/randonneur.

La pèlerine sur la voie au bord de la mer, au calme et au soleil

Comme le policier nous l’a dit, après trois ou quatre kilomètres de bonheur, au calme et au soleil, nous trouvons le tunnel qui semble bien long.

La voie en travaux et l'entrée du long tunnel

 

Le pèlerin dans le tunnel obscur, sur le ballast

Il est rectiligne, obscur mais au bout, il semble qu’il y ait de la lumière, lumière électrique au plafond. Andiamo ! Cette fois-ci, nous avons la torche électrique qui, en fait, n’éclaire pas grand-chose. Et c’est parti dans l’obscurité, sur un revêtement de ballast, nous avançons d’un pas hésitant. Six cents mètres après, approchant de la lumière, c’est les phares d’une voiture qui vient vers nous que nous voyons. Elle s’approche et le chauffeur nous dit qu’il ne nous est pas possible de continuer, que nous devons retourner d’où nous venons car  » il y a un chantier plus loin et beaucoup d’eau sur le sol. »
Cela arrange bien mon épouse qui, depuis quelques dizaines de mètres, semblait douter du bien fondé de notre entreprise.
Sur-réaliste conversation dans l’obscurité d’un tunnel. Je demande et obtiens que, quitte à revenir à l’entrée du tunnel, nous montions sur la plate-forme de sa camionnette. Accepté. Grazie ! Et c’est en « Ben-hur, les museaux au vent du tunnel, debouts sur la plateforme, nous tenant à une barre de fer, que nous en sortons.

La camionnette qui nous a ramenés à l'entrée du tunnel
Arrivederci !

Déposés au pied d’un escalier de fortune qui nous ramènera à la route, nous saluons notre chauffeur éphémère.

Le pèlerin remonte l'escalier de fortune vers la route
(Ajout du 05.01.09 : nous avons noté que, non seulement, comme dit plus haut, le chemin est maintenant goudronné mais il est large et les piétons sont séparés des cyclistes. Le tunnel, parcouru à pied ce jour est long de 1.5 km, descendant dans le sens Ventimiglia – Roma)
Mais il nous faut marcher sur la SS 1…rasant la barrière de sécurité et, malheureusement, tenus de marcher sur le côté droit de la route, contre toute règle de sécurité.

Le pèlerin sur la SS1, rasant la barrière de sécurité

Le choix du côté gauche se serait avéré plus dangereux encore compte tenu du fait que les vingt centimètres d’espace libre, le sont, de ce côté, entre la bande blanche et un mur assez haut, qui, en cas de problème, ne nous permet aucune échappatoire.
Par bonheur, à l’entrée de Costareinera, et par le hasard de la curiosité, nous voyons, en contre-bas, longeant la mer, le début d’une sorte de sentier de bord de mer récemment aménagé.

 

 

La mer en contrebas, vue à travers les arbres

On y va ! et bien nous en a pris car ce sentier nous mènera quasiment jusqu’à Aregai, (après avoir traversé la gare de San Lorenzo sul mare, désaffectée depuis quelque temps)

La gare désaffectée de San Lorenzo – Cipressa

Le sentier de bord de mer récemment aménagé, encore en chantier

où nous devrons remonter sur la route, avec toujours ausi peu d’espace pour marcher

La route étroite au-dessus de la voie ferrée, vers Imperia

pour quarante cinq minutes pour nous approcher d’Imperia.
Là aussi. En entrant dans la périphérie de la ville, sur la droite, nous trouvons le lungomare Cristoforo Colombo qui nous mènera, tout au long de son parcours et de ceux des promenades maritimes suivantes jusqu’au terme de notre parcours

La promenade maritime d'Imperia, le long de la mer

Le temps se couvre et devient gris même si le soleil ,qui ne nous a pas laissés jusqu’ici, tend à disparaître derrière un voile de nuages d’altitude.
Le vent d’est s’est levé.
Porto Maurizio traversé comme indiqué plus haut,

Le pèlerin sur la promenade du port de Porto Maurizio

nous traversons Oneglia par le port

Le quai du port d'Oneglia

et attaquons le lungomare qui suit vers l’est,non sans s’être arrêtés sur un banc flaquant la petite chapelle, banc sur lequel nous prendrons le temps d’avaler notre sandwich..La fraîcheur ambiante fera que la banane prévue au dessert se mangera en marchant.
Après les derniers parkings, le passage est fermé aux autos. Une fontaine tombe à point pour un lavage de mains post sandwich, avant de continuer la progression vers l’est.

Le pèlerin se lave les mains à la fontaine, après le sandwich

Le pèlerin sur la route du bord de mer fermée aux autos

Une belle route de bord de mer sans trafic fait suite à cet accès fermé mais la question est : « est ce que cela ne s’arrête pas plus loin ? ». Nous sommes déjà passés par là, en promenade, il y a une bonne dizaine d’années et l’on ne pouvait guère aller plus loin. Pendant quarante minutes, nous nous interrogerons sur ce sujet, à peine rassurés par les quelques piétons, cyclistes et rollers que nous croisons.
Finalement, la voie est bien ouverte et nous conduit, sans tracas aucun, vers Diano Marina dont nous longeons les plages jusqu’à Cervo, joli village médiéval où nous arrivons à 14h45.

La plage de Diano Marina sous un ciel gris

La promenade bordée de palmiers le long des plages, vers Cervo

 

Le pèlerin au panneau d'entrée de Cervo, le village médiéval au fond

Un coup d’oeil à la gare où le prochain train est dans quelques minutes. Nous ne le prendrons pas car mon épouse aimerait bien terminer sa marche par une belle et bonne glace italienne.
Nous avançons dans le village où, comme à Diano Marina, la quasi totalité des hôtels sont fermés, a fortiori les marchands de glace.
Nous attendrons le bus de 15h09 qui nous ramènera à notre point de départ en environ une heure.
Fraîcheur d’une fin d’après-midi d’automne, pas plus de glaces à Arma di Taggia qu’à Cervo et nous retournons à la voiture pour rentrer à Eze, contents d’avoir pu avancer un peu plus vers notre but.
Contrairement à nos appréhensions relatives à la route, nous n’aurons marché, au total, que quarante cinq minutes sur six heures environ sur la route que nous redoutons tant. Va bene !
Prochaine sortie, ce sera Cervo-Loano. Encore deux étapes avant d’arriver à Gênes qui sera notre terminus pour cette fin de 2007.

Eze – Ventimiglia

Il n’y a que le premier pas qui coûte….
Les sacs de 35 litres Osprey achetés aux USA sont prêts. Ils ne contiennent que le nécessaire pour la journée et jouent bien leur rôle de « remplaçants » avant de ressortir les 42 litres Millet destinés aux long parcours qui verront leur tour venir bientôt.
En attendant, nous allons en voiture, rejoindre la gare de Cap d’ail, située à trois kms et demi de chez nous. Nous avons déjà parcouru cette distance à pied, à de maintes reprises et ne souhaitons pas, à l’heure qu’il est, marcher le long du trafic de l’embauche de Monaco sur de tout petits trottoirs. Conscience tranquille.
A la gare de Cap d’ail, nous suivrons le chemin de bord de mer. Magnifique et tranquille. Soleil et calme, idéal pour la marche.

Le pèlerin sur le sentier du bord de mer, après la gare de Cap-d'Ail

Nous atteindrons le quartier de Fontvieille à Monaco et traversons la Principauté dans le sens de la longueur, passant devant le port de la Condamine et filant vers le quartier du Larvotto.

Le pèlerin sur la promenade du bord de mer, à Monaco

Nous saluons, au passage, les couleurs monégasques qui flottent au vent !

Les couleurs monégasques qui flottent au vent

A l’extrémité est de la Principauté, nous continuerons par le chemin du bord de mer qui nous permettra d’atteindre Roquebrune Cap Martin.

Le chemin du bord de mer vers Roquebrune-Cap-Martin

La baie de Roquebrune-Cap-Martin et son village perché

 

Le pèlerin sur le sentier du cap Martin, à contre-jour

Nous traverserons le Cap à sa base, en montant, à gauche, les nombreux escaliers qui rejoignent le parc des Oliviers,

 

Le parc des Oliviers, en haut des escaliers du cap

remonterons vers la Mairie, pour redescendre sur le bord de mer

 

Le bord de mer et la côte jusqu'à l'Italie

La plage le long de la promenade de la Mer

et longer la promenade de la Mer jusqu’à la frontière italienne.

L'ancien poste-frontière et le panneau « Italia »

Le tunnel de Balzi Rossi, 557 m, après la frontière

La frontière passée, nous marcherons sous le tunnel, d’environ 700 mètres, bien bruyant et sale pour déboucher sur la petite baie du restaurant Baia Benjamin. Ajoutons qu’après la frontière, à droite, en longeant la mer, il est possible d’éviter le tunnel. Il n’est pas certain que la remontée au travers des « terres » du restaurant soit bien appréciée, d’autant plus qu’il faut longer la plage de galets et ensuite remonter dans ce qui nous semble être un terrain privé. La grille d’accès à la propriété du restaurant était d’ailleurs fermée. Bien nous , en a pris ! Nous continuerons sur la route, après cette petite baie, sur quatre cents mètres en passant sous un autre tunnel bien plus court.
Foin de tunnel, à l’entrée du suivant, nous décidons, au vu d’un joli panneau annonçant le tracé de l’ancienne voie romaine de suivre la direction indiquée. C’est joli mais le chemin nous amène vers le magnifique jardin Hanbury qu’il nous fait traverser entre deux hauts murs de pierre (on n’entre pas dans le jardin), puis, arrivés l’angle est, ne nous offre qu’une pénible remontée vers Mortola Superiore alors que nous sommes, bien sûr, à Mortola Inferiore.

Le « couloir » de pierre entre deux hauts murs, près du jardin Hanbury

Prisonniers de ce « couloir » de pierre, nous montons sur ce chemin très raide, passons au dessus de la sortie du tunnel que nous aurions dû prendre et continuons, sans autre alternative, vers l’entrée du jardin Hanbury, à côté de laquelle nous retrouvons la route qui redescend vers lae bord de mer et vers la route que nous avons quittée quelques dizaines de minutes auparavant. Moralité, passez sous le long tunnel, le troisième si l’on compte celui qui part immédiatement après les ex-postes frontière. Vous gagnerez du temps même s’il vous fait respirer quelques gaz d’échappement.
C’est à gauche, maison rouge, que le chemin que nous avons monté débouche sur la route

 

La maison rouge où le chemin que nous avons monté débouche sur la route

L’amorce de la descente vers la route que nous n’aurions pas dû quitter.

L'amorce de la descente vers la route que nous n'aurions pas dû quitter

Nous passons devant le magasin Conad de Latte, cher aux fumeurs français de la région frontalière et filons sur le trottoir qui longe la route vers Vintimille.

 

Le pèlerin devant le magasin Conad de Latte

A l’entrée du long tunnel qui passe sous la vieille ville, nous bifurquons à droite, longeant la mer.

L'entrée du long tunnel sous la vieille ville de Vintimille et ses panneaux

Ce n’est qu’après être passés devant le Musée archéologique que nous descendrons vers la plage par le petit chemin en pente prononcée. Le temps s’est couvert et le vent s’est levé.

 

La côte et la vieille ville de Vintimille, sous un ciel qui se couvre

 

Le petit chemin en pente qui descend vers la plage

Le pèlerin dans l'escalier du chemin vers la plage

Nous enfilerons les polaires et terminerons notre première étape en franchissant la passerelle sur la Roya qui, aujourd’hui, montre les premiers signes jacquaires « Santiago-Roma » via della costa.

La rue A. Squarciafichi et sa coquille « Santiago-Roma », près de la passerelle sur la Roya

Les premiers signes jacquaires « Santiago – Roma, Via della Costa », à Vintimille

Autre signalisation jacquaire, partie basse du côté tagué, au carrefour menant à la gare de Ventimille, sans publicité pour la banque !

Autre signalisation jacquaire, au carrefour de la gare de Vintimille… sans publicité pour la banque !

Dans la ville, que nous connaissons bien, nous irons chercher une glace, puis une autre et prendrons le train vers Cap d’ail.

La gare de Ventimiglia, d'où nous rentrons en train

Le panneau de la gare de Cap-d'Ail

Première étape accomplie, pas de problèmes, ni bobos, ni ampoules.
Il faut dire que nos chaussures sont « faites » puisqu’elles sont déjà allées à Santiago, par le Camino del Norte.

Dimanche prochain, nous programmons l’étape « Vintimille-Arma di Taggia ». Arma di Taggia est une petite ville que nous connaissons bien aussi qui se trouve à l’est de San Remo (+/- 7kms).

Avant de partir Francigène

Après deux visites à Santiago, l’idée de repartir vers le Champ des Etoiles par la Via de la Plata était venue à l’ordre du jour.
Achat du guide, renseignements divers sur internet et forums.
Mais, il s’agit de 1000 kms, à nouveau en Espagne, bien sûr !

Comme 2006 et 2007, nous ont vu arpenter les terres espagnoles, nous avons décidé, en 2008, d’aller voir ailleurs afin de retrouver le Camino en 2009 et, effectivement partir sur la via de la Plata ou bien sur le Chemin Portugais….

En 2008, ce sera Rome. C’est bien moins loin mais beaucoup plus compliqué. De chez nous, il n’y a que (!) +/- 700 kms mais, à une modeste exception près, pas de balisage sérieux entre la frontière à Vintimille et Gênes. Il nous faudra longer des routes passantes et chercher des hébergements et des repas que nous paierons au prix fort.
Pas de menu du pèlerin sur cette route, pas de structures d’accueil.

Nous démarrons comme pour notre première marche au long cours.
Nous effectuerons, à partir de chez nous, des étapes de 25 kms environ et reviendrons dormir  » a la casa ». Puis, ce sera un départ pour plusieurs jours jusqu’à la Spezia, après les Cinque Terre.

En Février ou Mars 2008, nous rejoindrons La Spezia pour prendre la Voie Francigène et filer sur Rome.

Enfin, nous verrons bien. Nous tenterons de mettre ces pages à jour, lors de nos différents retours.

Ciao a tutti !

Lavacolla – Santiago

La nuit aura été plus calme que la dernière nuit du pèlerinage de l’an passé. Moins nerveux.
Il est six heures quand nous nous levons.
A six heures et demie, nous sommes en bas, à la cafeteria, devant un veilleur de nuit qui semble plus harassé que nous et qui nous prépare le petit déjeuner à l’espagnole (un croissant et un café et un jus d’orange) et la note. L’étape nous aura coûté 76.08 euros.
Le jour n’est pas levé et nous sommes en train de descendre la nationale pour rejoindre le chemin qui part, en bas, à gauche de la côte.

La nationale dans la nuit, avant le lever du jour

En quittant l’hostal au point du jour !

Nous reconnaissons parfaitement ce parcours qui commence par une belle montée pour arriver sur le plateau qui conduit au Monte de Gozo.
Auparavant, nous saluons les installations de la TV galicienne puis de la TV
régionale du réseau TVE et filons en suivant les flèches, nos dernières, vers Santiago.

Le chemin bordé d'eucalyptus au petit matin

Filons, c’est le terme car il n’y a plus du tout de douleurs de tendinites ou d’ampoule. C’est « la tête qui marche » et bien !
Nous passerons une dernière fois devant ce monument de ferraille élevé, je crois, à l’occasion de la visite du Pape. Ce n’est vraiment pas beau. Les goûts et les couleurs…

Le monument du mont du Gozo, élevé pour la visite du pape

Passons devant la « gare de pèlerins » du Monte de Gozo aux proportions énormes pouvant accueillir des milliers d’entre eux, en hébergement et restauration. Et nous descendons, sur Santiago, les marches, puis franchissons le pont sur l’autoroute et saluons le panneau « Santiago » en sacrifiant à la rituelle photo souvenir.

La pèlerine au panneau d'entrée de Santiago

Le pèlerin au panneau d'entrée de Santiago, la rituelle photo souvenir
Les mêmes, un an après ! La prochaine sera celle de l’arrivée par le Camino de la Plata, si Dieu le veut !

Nous franchirons rapidement la banlieue de la ville qui semble ne pas vouloir s’arrêter, renseignerons un pèlerin qui, comme nous l’an passé, semble avoir du mal à s’y retrouver et arriverons à la Cathédrale puis à l’Office des pèlerins au moment précis (9 heures) où il ouvre.

Nous aurons droit à notre Compostela et ressortirons pour nous loger.
Nous avons avec nous la liste des hôtels de Santiago mais ne trouverons que difficilement de la place.
Nous nous installerons à l’hôtel Hesperia Gelmierez dans une chambre sur l’arrière de l’hôtel, chambre qui semble dater et qui n’est guère très avenante. Peinture défraîchie, moquette tachée et vue sur chez la voisine d’en face…
Mais, nous avons une toit et c’est l’essentiel.
Nous revenons à la Cathédrale pour assister à la messe des pèlerins et avons la chance de pouvoir voir le Botafumeiro en action, car il a été commandé (payé) par un car de pèlerins italiens et une délégation de pèlerins de Panama. Beau spectacle à la fin de l’office. L’an dernier, nous n’y avions pas eu droit.

Le botafumeiro à la messe des pèlerins dans la cathédrale

La nef de la cathédrale de Santiago pendant l'office

La croisée du transept et le botafumeiro

Le botafumeiro en vol dans la cathédrale

Nous irons ensuite acheter les cartes postales rituelles et faire un tour avant de déjeuner. Plus de sac à dos, ni de rythme de marche.
A vrai dire, nous sommes un peu moins déboussolés que l’an passé mais c’est pas encore cela. Il nous faudra quitter Saint Jacques de Compostelle dans deux jours pour être tout à fait revenus à la civilisation.
Après le repas, nous devrons aller trouver la gare routière et acheter nos passages pour Porto où nous passerons deux nuits avant de regagner l’aéroport de Nice. Nous nous perdons et faisons quasiment le tour, par l’ouest, de Santiago pour trouver cette gare routière.
Après-midi, promenade, shopping, bière au soleil.
Dîner de fin de pèlerinage d’une excellente paella dans un restaurant où le concierge de l’hôtel nous a envoyés, restaurant situé un peu plus haut dans la rue et au lit.
Le lendemain, nous repartirons de l’hôtel sac au dos à huit heures.
Nous gagnerons la gare routière par le bon chemin qui remonte le Camino sur une belle distance ce qui nous permettra de saluer les pèlerins qui arrivent en ville, eux aussi, au terme de leur longue marche.

Et le bus nous emmènera vers le Portugal et Porto !

Le pèlerin sur la place de l'Obradoiro

 

www.hotelgelmirez.com

Arzua – Lavacolla

Que de monde au petit déjeuner. Le bar est plein de pèlerins et de locaux qui viennent boire le café dans une atmosphère enfumée où le perroquet de la maison lance des cris stridents.
Nous réglons la note et partons dans la fraîcheur matinale mais sous le soleil. Nous traversons la route et attaquons ce beau petit chemin bien tranquille qui traverse de si jolis paysages.
Nous trouverons, pour la première fois depuis notre départ de San Sebastian, notre premier distributeur de boissons gazeuse qui donne une idée du sens du commerce des riverains du Camino…

 

Le pèlerin sous son parapluie, près de notre premier distributeur de boissons

Au menu du jour, nous aurons, en alternance, des portions de nationale suivies de petites routes tranquilles et autres chemins, des correidoras aussi qui permettent de franchir les ruisseaux, que du bonheur, sauf sur la nationale, bien sûr.
Il n’empêche que, pour éviter quelques détours faits par le Camino, nous la prendrons quand même cette nationale. Les bas-côtés sont assez larges pour se sentir en sécurité tout en observant les règles de sûreté maximales.
Nous nous arrêterons sous l’auvent de l’entrée d’une maison située sur le bord de route, à droite, pour prendre un semblant de repas.
Nous verrons passer les pèlerins vus hier soir au dîner. Ils portent des sacs à dos que j’appelle « Barbie », c’est à dire contenant bien peu de choses, peut être le nécessaire de la journée. Ils nous saluent et continuent. Nous les dépasserons plus loin, au moment, où, sur une sorte d’aire de repos, à l’endroit où la Junta de Galicia a installé de la documentation touristique, un bus immatriculé au Luxembourg les attend, bouteilles de vin blanc (de Moselle ?) au frais et où ils prendront un panier repas préparé pour eux. Je me dis que le Chemin tuera le Chemin…mais cela est un autre débat.

Un car de pèlerins à une aire de repos

Nous prendrons un café dans un bar sur le bord de la route et repartirons derechef, non sans avoir respecté la règle maison, que nous avons déjà vue affichée à Arzua !

 

La règle maison affichée au bar : « Descalzarse no gracias »

Nous croiserons une vieille dame sur le Chemin qu’il nous semble avoir déjà rencontrée l’an passé, quasiment au même endroit.

La vieille dame croisée sur le Chemin

Salcedo passée, nous avons retrouvé cette stèle commémorant la mort d’un pèlerin, il y a quelques années, si près du but…

Une chaussure de bronze et des souvenirs déposés dans un mur

La stèle de Guillermo Watt, pèlerin mort si près du but
Ce n’est pas la première que nous en rencontrons depuis que nous arpentons les Chemins de Compostelle mais cela fait quelque chose, de savoir que quelqu’un est mort, là.
Nous ne passerons pas à St Irène mais resterons sur la route. Nous connaissons déjà. L’auberge de pèlerin est bien visible de la route et elle semble bien accueillante.
Nous avons un bien meilleur pas que l’an dernier où, il faut se le rappeler, à ce stade de la route, nous avions quasiment parcouru 1800 kms. Nous avalons les kilomètres sans sourciller. Les villages se succèdent, nous dépassons quantité de marcheurs, une équipe de télévision japonaise hilare, des jeunes, des moins jeunes, des vaillants et d’autres moins. Les montées et descentes se succèdent aussi et nous arrivons à l’angle des pistes de l’aéroport de Santiago, passons devant la même stèle que l’an passé, situé quasiment au bord de la route, évitons de descendre sur le côté de l’aéroport en remontant à droite et arrivons à San Paio.

Le pèlerin près d'une borne sculptée « Santiago » avec coquille et gourde

Nous hésitons à dormir dans ce nouveau trois étoiles qui était fermé l’an dernier. Il semble qu’il ait été repris et redécoré. Nous grimpons le raidillon qui lui fait suite et partons en suivant la route qui mène à l’aéroport. Nous déjeunerons à l’entrée de cet aéroport dans un restaurant sans intérêt pour un repas sans saveur.
Nous descendrons vers Lavacolla en suivant la route qui unit Santiago à l’aéroport et sur la gauche, nous trouverons l’hôtel Garcas dont nous avons trouvé les coordonnées hier soir à Arzua, cet hôtel étant dirigé par le même management que le Suiza.
Accueil pareil que d’habitude. La chambre coûtera 45 euros. Ok.
La chambre est petite et le chauffage ne fonctionne pas. La jeune fille de l’accueil semble ne pas nous croire. Je lui demande de monter, et elle constate que nous avons raison. Perplexe. Elle nous dit que le patron ne va pas tarder à arriver et il traitera le problème.
Odile lui demande de nous procurer un chauffage d’appoint, ce qu’elle fait. Plus tard, dans la soirée, le chauffage viendra dans l’aile du bâtiment où nous sommes.
Une tempête orageuse éclate accompagnée d’un véritable déluge pendant une bonne heure. Afin de laisser Odile se reposer, je suis descendu sur la terrasse couverte et ai conversé avec un couple de pèlerins français qui achèvent leur parcours sur le Francès, parcours entamé il y a plusieurs années et effectué par petits tronçons.
Le repas sera servi vers 20 heures. Il y a moins de pèlerins que je ne l’aurais cru, je pense qu’ils ont dû aller vers le San Paio que nous avions fréquenté l’année dernière. Nous n’y sommes pas allés car, en dépit, d’une excellente cuisine, nous avions trouvé que la chambre n’était pas particulièrement remarquable. D’où notre choix, aujourd’hui, guère meilleur, à vrai dire.
Le repas sera quand même convenable et la nuit aussi, un peu nerveux car, demain, nous serons arrivés à destination.

www.hotelgarcas.com

 

Sobrado de los Monxes – Arzua

Petit déjeuner tel qu’acheté la veille à la supérette, à base de gâteaux et jus d’orange, la boisson chaude, du thé étant préparée dans la cuisine de l’appartement. Le linge est sec et il est 8h30 quand nous sortons de l’immeuble. La porte à peine fermée, l’hôtesse ouvre sa fenêtre et nous salue gentiment en nous souhaitant bonne route !
Pas de pluie mais il fait bien frais.

Paysage galicien sous un ciel gris, au départ de Sobrado de los Monxes

Le cheminement se fera dans de beaux paysages, tantôt sur le goudron, tantôt sur de petits chemins bien sympathiques traversant de petits hameaux ou villages aussi sympathiques que déserts tels Castro et Bodelos. Avant Castro, au milieu de la route sans aucun trafic automobile, deux bergers allemands qui nous regardent arriver de loin. Ils ne bougent pas, nous avançons tranquillement, enfin presque, et le bâton est prêt à toute éventualité. Ils ne bougeront pas plus lorsque nous passerons devant eux, pas très rassurés. Ils continueront à scruter le bout de la route quand bien même nous les aurons dépassés. Ouf !
A quelques centaines de mètres de Correidoiras, la pluie nous suprend.
Il ne faudra que peu de temps pour nous équiper et sortir les parapluies.
Au carrefour de la route 534 que nous traverserons pour filer en face, toujours sur le bord de la route, nous nous arrêterons dans un café pour boire dos cafés solos dans un silence religieux où le patron astique et ré-astique les mêmes choses, certainement pour s’occuper, nous soignons les bobos d’ampoules. Et repartons donc, tout droit, sous un véritable déluge et ce pendant une heure et demie. L’eau ruisselle sur la route et nos chaussures « pompent » l’eau. Heureusement que nous sommes bien, très bien équipés. La visibilité est quasi nulle et nous sommes cependant heureux qu’il n’y ait pas de camions sur cette route.
La pluie cessera enfin à Boimorto où nous en profiterons pour manger sur un banc à proximité d’un foyer rural, avec, comme distraction, le spectacle d’une dame qui a dû vider sa cave car elle jette de dizaines de bouteilles dans les containers idoines. On s’occupe comme on peut !
Puis nous repartons vers Arzua que nous atteindrons huit kilomètres plus loin après avoir gravi, une belle côte bien raide pour atteindre la petite ville où le déluge nous attend.

Panneau en galicien à proximité d'Arzua
Panneau en galicien à proximité d’Arzua
Des trombes d’eau nous voient rejoindre le Camino Francès sur lequel nous voyons un couple de pèlerines arriver, bien sûr, par l’autre Chemin.
Nous irons à l’auberge de pèlerins pour recueillir notre premier « sello » du Francès. L’accueil est vraiment très aimable de la part de la dame qui nous reçoit. Nous entendons, au fond de l’auberge, des pèlerines francophones en train de s’installer.
Nous avons en tête de revenir où nous avions déjeuné, l’an passé mais avons du mal à nous repérer sous cette pluie battante. En cherchant un peu, c’est à dire, en avançant un peu plus avant vers l’est, nous trouvons enfin, et c’est ouvert.
Nous nous installons à une table et commandons quasiment le même repas qu’en mai 2006. Ibéricos y jamon et une bouteille de vin blanc Albarino. (25.30 euros – A Quexeira de Arzua – 70 Avenida de Lugo – Arzua – 00 34 981 50 05 10). Il s’agit d’une sorte de « delicatessen » à l’espagnole.
Toujours sous la pluie, mais moins forte, nous suivons la route vers l’hôtel Suiza où nous avons dormi l’an passé. Nous connaissons la maison qui semble s’être agrandie.
Au dîner, et cela nous change beaucoup, il y a du monde dans la salle de restaurant. Pas un local et ce sont tous des pèlerins sauf une bande de motards quadragénaires et allemands. Nous verrons, demain que ces pèlerins voyagent dans des conditions plutôt particulières.
Repas sans surprises, nuit sans surprises.

www.hotelsuizaarzua.com
Etape 66.24 euros (2 demi-pensions)

Baamonde – Sobrado de los Monxes

Les brochettes de soupions, le mouton au four et les flans étaient tout à fait convenables. Et puis, nous avions si faim…
La nuit aura été calme mais très humide encore et froide. A 7h45, nous aurons déjeuner d’un bon pain de campagne bien frais, beurre et cafés et réglé la note. Il fait beau et, claudiquant un peu pour cause de tendinites révélées dans la nuit, plus l’ampoule qui s’est, elle aussi, rallumée, nous progressons vers la gare de Baamonde.

La gare de Baamonde

Hier soir, Conchita, l’hospitalera de l’auberge, nous a suggéré de prendre le train jusqu’à Texeiro pour entreprendre l’étape suivante car elle est annoncée pour plus de quarante kilomètres. Dans cet état physique, pas question d’entreprendre une telle distance, d’autant plus qu’il faut monter à 675 mètres et qu’elle semble assez « physique ».
Le train passe à Baamonde à 9h14 et arrive à Texeiro à 9h36. Petit village. Il fait froid ce matin. Nous sortirons les bérets et les gants.
Nous prendrons un café, dans un bistrot au coin de la place à gauche et filerons vers notre étape en suivant la route, sur le bas-côté, en quasi ligne droite sur presque huit kilomètres. Pas trop de trafic en cette heure matinale.
Arrivés à Cruces, hameau sans intérêt, droit devant nous le ciel est noir d’encre. Nous aurons juste le temps, aux premières gouttes, de nous équiper tous temps, et la bourrasque est là. Forte, certes mais brève.
Toujours suivant l’ AC 231 nous arriverons à Sobrado de los Monxes.
Nous sonnons à l’hôtel où nous avons réservé. L’hôtesse nous accueille en anglais (?) et nous dit que l’eau chaude ne fonctionnant pas, l’hôtel est fermé. Bon. Mais, elle nous propose un appartement pour cinquante euros en cash au dessus de chez elle, dans le bâtiment qui jouxte l’hôtel. Elle nous dit d’aller visiter le monastère et de revenir dans trois quart d’heure où tout sera fin prêt.
Nous allons faire tamponner nos créanciales par un moine pas très aimable, qui nous facture la visite du monastère au tarif pèlerin.
L’édifice a deux mille ans mais a été sérieusement repris en main et rénové au 17ème siècle.

Le cloître du monastère de Sobrado dos Monxes

La coupole sculptée de l'église du monastère de Sobrado

La visite, en suivant le topo fourni, ne prendra pas beaucoup de temps et nous retournons voir notre hôtesse, non sans être passé sous la porte du bâtiment extérieur des communs du monastère qui abrite l’auberge de pèlerins où il me semble avoir vu, un peu plus tard dans l’après-midi, trois jeunes pèlerins et un couple. Cela s’anime un peu…

Sobrado dos Monxes et son monastère
Bâtiment situé à l’entrée de l’ensemble et qui abrite l’auberge de pèlerins

Elle nous montre deux appartements, l’un à soixante, l’autre à cinquante euros et nous prenons le deuxième, sous les toits. Très sympa, une belle chambre, un grand salon équipé avec TV et cuisine en état de marche. La machine à laver ne peut pas mieux tomber et est mise en route sur le champ.
Puis, nous ressortons pour déjeuner. Un seul restaurant à l’autre extrémité du village. Nous ramons un peu pour trouver car on nous a dit de suivre la route.. en fait il faut suivre et monter à droite une autre petite route, 400 mètres en tout et pour tout.
Nous arrivons dans un bar restaurant où, dans la grande salle, trois locaux sont en train de déjeuner mais où l’on est en train d’organiser les tables pour un groupe d’environ 50 personnes. Il s’agira, en fait, d’un bus de touristes portugais bien tranquilles qui ne déjeuneront qu’après un « benedicte » sonore et convaincu. Repas simple mais copieux. Le temps est à nouveau à la pluie et, pendant le repas, il tombe une averse bien servie.
Nous rentrerons dans notre appartement pour ressortir plus tard pour le shopping quotidien.
Nous reviendrons dîner, faute de choix, dans le même restaurant qu’à midi où il y a peu de monde. Un pèlerin espagnol est entré juste avant nous mais semble plus intéressé par la télévision que par la conversation. Décidément, les contacts ne sont pas facile sur ce trajet.
Le repas, aussi bien qu’à midi, nous coûtera aussi, comme à midi, huit euros par personne, vin compris.
Nous renterons sous l’averse, en évitant le chien-loup menaçant qui nous accompagné à l’aller pendant une dizaine de mètres.
Il pleuvra des cordes toute la nuit mais nous sommes au sec et au chaud ! Nous aurons pris la précaution de régler notre hôtesse car ne savons à quelle heure (matinale ?) nous partirons demain matin.
Demain soir, nous aurons quitté le Camino del Norte pour le Francès.