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Casciana Terme – Volterra

Comme dit hier soir, nous prenons le bus, vers neuf heures pour Volterra.
Bien nous en a pris car la route est identique à celles prises la veille, c’est à dire qu’il y a du trafic et pas de bas-côté pour marcher. Pas de regrets. Nous rejoindrons notre hôtel Porta All Arco, un peu au-delà des fortifications de la ville et au calme. Confort simple et petit déjeuner sympa. 85 euros.
Nous nous promènerons tout notre saoul dans Volterra, visiterons les églises, les chapelles, le théâtre romain et le reste. Belle ville moyenâgeuse, bien conservée et bien restaurée. Dommage qu’il ne fasse pas très chaud.
Le paysage toscan alentour est de toute beauté.

La campagne toscane vue du bus, vers Volterra

Le paysage toscan autour de Volterra, de toute beauté

Un palais médiéval de Volterra

Une rue de Volterra et sa petite église

Les toits de Volterra et la tour du palais des Prieurs

La vallée vue des remparts de Volterra

Un passage voûté et les arcades d'une ancienne fontaine, à Volterra

Une fresque dans une église de Volterra
Le personnel soignant en tenue…

Le personnel soignant en tenue : un mannequin en robe noire de confrère, au musée
L’hôpital de Volterra dans le musée.

Des brancards anciens au musée

Un lit d'hôpital ancien : l'hôpital de Volterra dans le musée
Notre hébergement

Notre hébergement à Volterra
Le jardin de l'hôtel et la campagne au loin

 

Les toits de Volterra et la campagne
Nous prendrons l’autocar de Volterra pour rejoindre la gare de Salina pour prendre le train vers la ligne de Rome à Ventimiglia et rentrer chez nous.
Le quai de la gare de Saline

La gare de Volterra Saline – Pomarance

Le train à la gare de Saline, pour rentrer

Les pèlerins sont avant tout têtus. Allons nous rester sur cet échec après avoir marché tant de kilomètres vers Rome ?
Allons nous renoncer ? Non.
Il suffira de changer de parcours. Depuis Sarzana, à proximité de Carrare, nous avons cheminé en quasi parallèle jusqu’à Lucca avec la Via Francigene, chemin historique de pèlerinage entre Canterbury et Rome.
Nous allons rejoindre la Via Francigène, à Sienne et repartirons de Sienne, à l’automne. Après tout, Volterra n’est guère loin de Sienne. (50 kms). Mais, non, nous n’irons pas à Volterra pour rejoindre Sienne à pied. Trop dangereux. Dur de marcher avec la peur. Nous avons cumulé environ 2500 kms à pied en rejoignant Santiago à deux reprises mais jamais dans la peur ou la crainte.
Alors maintenant Sienne, à nous deux et neuf ou dix jours après nous serons à Rome ! L’espoir est revenu….

Pisa – Casciana Terme

Le petit déjeuner quatre étoiles est vraiment excellent et copieux. Le pèlerin a besoin de forces et il en prend !

Maintenant, il faut reprendre la route et la nuit a porté conseil.
Tellement effrayés par notre expérience de la veille, nous décidons de rejoindre la gare routière de Pisa par la ligne de bus qui passe devant notre hôtel.
Arrivés là-bas, nous achetons deux billets de bus pour Vicopisano , manoeuvre qui nous permettra de sortir de l’agglomération pisane.
Et nous voila dans un petit bus qui desssert quantité de petits villages. A Vicopisano, bourg bien sympa, nous nous arrêtons dans ce qui semble être l’office de tourisme mais où la jeune fille, charmante au demeurant, parle un anglais laborieux par lequel je n’apprend pas grand chose. Si ce n’est qu’il n’existe pas, à sa connaissance, de chemins conduisant vers notre destination et qu’à fortiori, nous allons devoir suivre des routes aussi fréquentées par les autos que celles d’hier.
Nous marcherons vers Fornacette que nous traverserons, nous nous perdrons, reviendrons sur le bon chemin grâce à un grand-père cycliste bien sympa, filerons vers Santa Lucia, passerons sous l’autoroute puis continuerons sur Ponsacco.
Les conditions de cheminement sont pénibles, le trafic intense et dangereux pour le piéton. Nous devons marcher sur la petite ligne blanche qui délimite la chaussée et il n’y a pas de bas côté praticable.
A Ponsacco, nous casserons, sans trop d’appétit, une petite croûte sur un banc puis continuerons jusqu’au prochain village, la Cappanina, où après avoir pris un peu de ravitaillement dans une supérette et deux cafés dans un bar bien calme, trop calme…. nous prendrons le bus pour notre destination du jour, Casciana Terme qui se trouve à 6.5 kms de là. Nous en avons vraiment assez et nous fatiguons à prendre garde à chaque auto qui passe.

Vicopisano et sa tour, au-dessus des oliviers

Le pèlerin sur une route blanche, carte à la main

Nous nous installerons dans notre hôtel, après avoir parcouru quelques rues de Casciana Terme, ville thermale qui fête le mois de Marie, marquant sa foi en montrant à de nombreuses fenêtres des tissus blancs et bleus qui rappellent le voile de la Vierge.
L’hôtel est ancien mais bien propre et confortable. Nous sommes accueillis fort chaleureusement par le propriétaire qui doit nous prendre pour des fous de marcher vers Rome…
Promenade après les ablutions habituelles. Nous n’avons guère marché, aujourd’hui qu’environ quinze kilomètres et sommes un peu plus gaillards pour la promenade. Achat d’un parapluie car le temps est à la pluie et le parapluie en solde (!) puis dîner au restaurant thermal. Dîner qui n’appelle pas de commentaire et pas de recommandation du tout.
La nuit sera calme, car les cloches de l’église s’arrêtent de sonner à 20heures… pour reprendre à 8h00.
Décision est prise. Vu les risques automobiles, vu le manque de sentiers ou chemins ou petites route praticables sans risques, vu que notre hôtel à Volterra est réservé de longue date et ne sera pas remboursé si nous n’y allons pas, vu que nous avons le temps et vu que Volterra vaut le voyage, nous prendrons le bus demain pour atteindre notre destination et de là, rentrerons chez nous.

Le salon de notre hôtel ancien à Casciana Terme

Le pèlerin dans le couloir de l'hôtel

 

Panneaux vers Chianni, Terricciola, Livorno, Pisa, Pontedera, Ponsacco et Lari

La place de l'église de Casciana Terme

 

Une rue de Casciana Terme

Façades de Casciana Terme pavoisées de tissus blancs et bleus pour le mois de Marie

 

 

 

 

 

Torre del Lago Puccini – Pisa

La dame de l’hôtel, au moment de régler notre note et répondant à ma question me dit que pour rejoindre Pise, il faut suivre la « strada statale ». Ou bien, à la sortie de la ville, vers le sud, prendre à travers la pinède, en parallèle à la route. Forts de notre expérience de la veille, nous choisissons la pinède, mais avons été avertis que la dite pinède abrite des activités répréhensibles, même en plein jour.

Une rose rose, au départ de Torre del Lago

 

Le sentier dans la pinède, parallèle à la route

Le chemin herbeux à travers la pinède
C’est  malheureusement vrai. Une pauvre fille y attendait le client à neuf heures du matin à l’entrée du bois. Pauvre monde !
Nous marcherons, confiants, avant de nous perdre  à nouveau et retrouver la route que nous ne quitterons pas avant Pise.
Nous vous laissons apprécier l’espace libre pour le piéton. Les routes que nous prendrons désormais sont assez dangereuses. Nous devons montrer, quelquefois, le bâton, comme aux chiens, pour que l’automobiliste nous prenne en compte dans sa conduite.

La route sans espace libre pour le piéton

La route rectiligne et dangereuse vers Pise

Le bas-côté étroit de la route, à travers champs

Le pèlerin sur un pont au-dessus d'une rivière

La route bordée d'arbres à l'entrée de Pise

La tour penchée et le dôme de Pise au loin, derrière les arbres

L'Arno et ses quais, à Pise

L'église Santa Maria della Spina, au bord de l'Arno

Les quais de l'Arno et leurs palais

Nous traverserons Pise, en ce dimanche où se déroule un marathon, dans la plus grande tranquillité. Nous déjeunerons dans le seul restaurant ouvert, une usine à touristes, où la nourriture est bien quelconque et chère. Puis, nous repartirons pour notre hôtel qui se trouve à l’extérieur de la ville.
La bonne surprise du jour, après tant de bruits et de dangers sur la route, ce repas minable, est que l’hôtel est un hôtel quatre étoiles, certes excentré mais bien confortable et bien calme. Au milieu de rien, le restaurant de l’hôtel étant fermé, il va bien falloir trouver un endroit pour dîner. Nous sortirons après nos ablutions, jambes en l’air et lessive habituelles, en quête de trattoria mais sans succès.
Retour à la chambre avant une nouvelle tentative qui sera la bonne.
En effet, quelques touristes sont arrivés en auto mais partent à pied, d’un bon pas, vers la gauche de l’hôtel. A moins d’un rendez vous précis, je pense qu’ils savent où ils vont. Qui tente rien, n’a rien.
Et ils nous conduisent à un restaurant qui se trouvait dans un coin où nous n’avions pas pensé aller. Nous sommes un peu en avance et prendrons un apéritif puis un dîner sympa dans un beau décor ancien.
Retour à l’hôtel et une bonne nuit quatre étoiles.
En nous endormant, nous pensons à l’étape d’aujourd’hui. C’est la plus pénible, au vu du trafic automobile. Nous ne savons pas encore que le pire est à venir. Au point de nous faire abandonner à Volterra, l’âme en peine, nous disant que, si cela continue comme cela, jamais nous ne continuerons sur Rome. A voir, et bonne nuit !

 

www.marriott.fr/hotels/travel/psaps-ac-hotel-pisa

Marina di Ronchi – Torre del Lago Puccini

En route pour le pays de Puccini, comme l’indique le nom de notre étape de ce soir.
La journée de marche sera assez monotone, notre chemin suivant la côte qui est elle même suivie par un « lungomare » qui n’en finit pas. En fait, notre préoccupation sera de marcher à l’ombre et d’éviter autant que faire se peut, les nuisances des voitures.

La piste cyclable le long du lungomare

Les montagnes des carrières de marbre derrière la végétation

Un canal et les montagnes au fond

La pèlerine sur le trottoir le long de la route
Une route bordée d'arbres, à l'ombre

 

La rue calme qui longe le bord de mer
La surprise du jour viendra dans cette rue calme qui longe le bord de mer plutôt « trafficato » comme disent les italiens. En effet, un homme en mobylette, s’arrête à notre hauteur, et nous demande si nous sommes pèlerins. Et il nous dit qu’il est allé à Santiago… et les pèlerins se racontent des histoires de pèlerins. Puis, avant de nous laisser, il nous indique que plus loin, il y a un point d’eau. Sympa.
Et on continue….
S’ensuit la traversée de Viareggio, une halte foccacia dans un petit fornaio et enfin, la sortie de la ville, encouragés par une glace bien sympathique. Et d’attaquer la longue pinède qui va nous mener quasiment aux portes de notre étape. Quoique, si la pinède longe bien la mer, nous devons « repiquer » dans l’intérieur pour arriver au lac.
Ca, c’est dur, car nous nous croyions arrivés et bien non. Encore trois kilomètres de trottoir.

Le panneau d'entrée de Viareggio

Un canal de Viareggio et ses façades

Le port-canal de Viareggio et son phare

La longue piste à travers la pinède

Le sentier sous les grands pins de la pinède
L’hôtel est tranquille. Pas de clients en vue. Nous aurons une chambre sur l’arrière (j’avais demandé une chambre calme) et non sur le lac
(où il n’y a a strictement aucune animation). En Italie, il vaut mieux prévoir.
Nous dînerons après une petite promenade (!) raccourcie car un vent frais s’est levé sur le lac et le pèlerin a eu une longue journée de marche au soleil.
Repas sympa, blanc agréable. Au lit, pour une nuit calme.

Le pèlerin au bord du lac, à Torre del Lago

Notre hôtel tranquille, au bord du lac

Le jardin au bord du lac de Massaciuccoli, sous les palmiers

Plaque commémorative de la maison de Giacomo Puccini à Torre del Lago

 

www.hotelbutterflytoscana.it/

La Spezia – Marina di Ronchi

La nuit aura été calme, la literie confortable.
Au petit déjeuner, un groupe d’allemands squatte la petite salle, il nous faudra redescendre un quart d’heure après pour pouvoir s’asseoir. Le service est rapide et très efficace.
C’est à 9h30 que nous prendrons le bus, dans la rue voisine. Il m’a fallu un moment pour comprendre que les billets s’achètent au bureau de tabac à côté. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et nous embarquons ! Direction Romito après Lerici dont voici le beau château.

Le beau château de Lerici, depuis la place

Pas d’indications pour descendre, mais la chance nous sourira et nous descendrons au bon endroit.
A la sortie du modeste village, nous prendrons la route d’Ameglia, sur laquelle il y a beaucoup de circulation et sans aucune protection, barrière ou trottoir, pour que le pèlerin s’y sente à l’aise.

Panneaux vers Carrara, Fiumaretta, Bocca di Magra et Ameglia
Avant d’arriver à Ameglia, nous verrons sur la droite le joli village de San Marcello. Nous achèterons deux litres d’eau puis franchirons la rivière Magra avant de suivre la route vers Marinella di Sarzana, après avoir traversé Fumaretta. Pas très joli, le coin….

Le joli village perché de San Marcello

Panneau vers Marina di Carrara, Bocca di Magra et Monte Marcello

Les bateaux sur la Magra

La route droite vers les montagnes, à la sortie de Fiumaretta

Le pèlerin sur la piste de terre, après Fiumaretta

Panneau « 44° parallelo »

Le pèlerin sur le trottoir à l'entrée de Marina di Carrara

Le panneau de la Provincia di Massa-Carrara

Les panneaux de Carrara

La promenade en ligne droite, sans fin, le long de la mer

Comme le montrent ces photos, nous traverserons Marina di Carrara, avec, sur notre gauche, les célèbres carrières de marbre, puis longerons la mer, sur une ligne droite sans fin. Repas foccacia à Marina di Carrara et continuation par Marina di Massa, par la plage.
Une glace pour encourager la pèlerine en entrant dans Marina dei Ronchi. Nous nous croyons arrivés… erreur. L’hôtel est à l’opposé, au sud de la ville qui est toute en longueur. On continue donc. Il nous faut demander notre chemin à plusieurs reprises ou plutôt où se trouve l’hôtel.
Nous arriverons dans un endroit bien sympa. Très calme, sans bruit de voitures. L’accueil est timide mais tout se passe bien. Nous nous installons au premier étage du bâtiment qui se trouve derrière l’entrée.
Le décor est moderne, actuel. Beaucoup de couleurs et de design.
La terrasse accueillera la lessive des pèlerins.
Nous ressortirons pour aller dîner sur le bord de mer dans un restaurant « chic » (par rapport aux autres !) Bon dîner et retour à l’hôtel à 22 heures. La nuit sera bonne et calme.

Levanto – La Spezia

La journée à grand spectacle va commencer. Les yeux vont être ravis et les jambes et genoux moins.
A 8h35, nous embarquons dans le train pour Monterosso pour y arriver cinq minutes après. Toujours beaucoup de monde sur cette ligne pour les mêmes raisons qu’hier.
La nuit a été bonne, calme et à notre grande surprise la salle du petite déjeuner est totalement emplie, nous qui croyons que l’établissement était vide. Un arrêt avant la gare nous a permis d’acheter de l’eau et nous débarquons à Monterosso, pleins de courage et d’ambition.
La gare de Monterosso est un peu éloignée de la ville, quasiment sur la plage et nous longerons la mer pour arriver au village proprement dit qui est un des Cinque Terre.

Belle vue sur une plage tranquille au matin d’un jour du mois de mai.

Une plage tranquille de Monterosso au matin, et son gros rocher
Après avoir fait le tour d’un éperon rocheux, nous découvrons la plage de Monterosso que nous traverserons en longeant le chemin de fer et nous remonterons sur le sentier cimenté montant que l’on voit de l’autre côté de la plage.

La plage de Monterosso, que nous traversons le long du chemin de fer
L’éperon rocheux que nous venons de franchir.

L'éperon rocheux que nous venons de franchir
Ce charmant petit chemin bien agencé va nous conduire un peu plus loin à l’endroit où se trouve le péage donnant droit à l’accès piéton des Cinque Terre. Le reçu nous sera demandé à nouveau à l’entrée et sortie de chacun des villages.

Le charmant petit chemin bien agencé, au-dessus de la mer

Et voila, un modèle des escaliers que nous franchirons à plusieurs reprises au cours de la journée. en fait, le chemin suit des voies de liaison très anciennes qui, avec le temps, sont devenues des liens entre jardins avant d’accueillir les touristes/pèlerins. C’est assez physique avec un sac sur le dos (souvenirs du Norte !)

Un modèle des escaliers de pierre que nous franchirons à plusieurs reprises

Le sentier entre les vignes, au-dessus de la mer
En voici un autre..

Le pèlerin dans un autre escalier de pierre
Enfin, un plat. Notons qu’une heure avant, nous étions au niveau de la mer !

Enfin un plat : le sentier en balcon au-dessus de la mer
Image de paix, au moment de la pause.

Image de paix au moment de la pause : la mer et les genêts
Le chemin, même descendant, n’est pas large. Il faut être prêt à faire des concessions au moment des croisements.

Le pèlerin sur le chemin étroit, en descente
Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….

Le sentier qui longe la falaise au-dessus de la mer
Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….cela nous donne du courage, mais, finalement, nous allons bien y descendre en bas, et remonter ensuite !

La côte des Cinque Terre plongeant dans la mer

Vernazza vue d'en haut, à travers la végétation

Les terrasses cultivées au-dessus du chemin

Vernazza, son port et son clocher

Et nous revoici, en haut

Vernazza et sa tour, vues d'en haut : et nous revoici en haut
et au loin la « Terre » suivante, Corniglia

Au loin, la « Terre » suivante : Corniglia
le chemin derrière nous que l’on devine à mi-pente

Le versant et le chemin derrière nous, que l'on devine à mi-pente
l’approche de Corniglia

La pèlerine à l'approche de Corniglia
le péage à l’entrée de Corniglia, en provenance de Vernazza

Le péage à l'entrée de Corniglia, en provenance de Vernazza
Corniglia, village envahi par les touristes me fait penser, par ses petites rues à notre village Eze et/ou à St Paul de Vence par son architecture et ses petites rues étroites et encombrées de marchands d’objets de toutes sortes. Nous déjeunerons de notre foccacia quotidienne sur un tabouret d’un « fornaio ».
Puis ce sera la descente sur la gare de Manarola par des escaliers nombreux et pentus.

Les nombreux escaliers pentus qui descendent vers la gare de Manarola
et nous longerons la baie de Manarola, contents de trouver enfin un endroit plat depuis notre départ.

Le chemin plat le long de la baie de Manarola
L’approche de Riomaggiore amène son contingent de touristes et comme dit plus haut, le croisement doit se faire avec beaucoup de circonspection.

Touristes sur le sentier à l'approche de Riomaggiore
Derrière nous, Manarola et, au loin, le cap qui abrite Monterosso d’où nous sommes partis.

Derrière nous, Manarola et, au loin, le cap de Monterosso d'où nous sommes partis
Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.

La pèlerine sur la via dell'Amore
Et voici la cinquième « Terre », Riomaggiore.

Et voici la cinquième « Terre » : Riomaggiore
Beaucoup de monde en cette belle journée de mai.

Beaucoup de monde dans la rue de Riomaggiore
Un peu de fraîcheur dans ce tunnel qui nous permettra d’atteindre la maison du parc national des cinque terre où nous avons été particulièrement mal reçu car j’ai fait l’erreur de demander à la dame qui tamponnait de mauvaise grâce nos créanciales d’encrer son tampon. Elle l’a mal pris. Tant pis pour elle. No comment !

Le tunnel éclairé vers la maison du parc national des Cinque Terre

Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.
Nous arriverons à la gare de Riomaggiore juste à temps pour acheter les billets et monter dans le train pour La Spezia, trajet six minutes.
De la gare, nous traverserons une bonne partie de la ville, sac au dos et glace à la main afin de trouver notre hôtel qui se trouve assez loin vers l’est. Après avoir demandé à plusieurs reprises aux passants, puis à un chauffeur de taxi qui voudrait bien nous y conduire (!) nous trouverons notre hôtel, le Corallo. Calme, frais et accueil aimable.
Ablutions habituelles du pèlerin, jambes en l’air, repos, puis sortie pour trouver un endroit pour faire tamponner les créanciales. L’office du tourisme nous donnera, après les coups de tampon, une belle carte des chemins de la région et quelque documentation.

Le bord de mer de La Spezia sous les palmiers

Fiers de notre parcours du jour, nous nous autoriserons un apéritif en terrasse dans la vieille ville suivi d’un sympathique dîner dans un restaurant tout aussi sympathique, dont, avec un couple de dames françaises nous serons les seuls clients, à l’ouverture, il faut le dire.
Nous sommes régalés de spaghettis à l’anchois frais et de tiramisu + une bouteille de vermentino local.
Il s’agit de « La Cantina », Via Fazio (3398036384)

Le pèlerin sur une place de La Spezia, près d'une fontaine

Nous serons au lit de bonne heure. Nous avons décidé que, demain matin, au vu du parcours que nous devons accomplir pour sortir de cette grande ville, et eu égard au conseil prodigué par l’office du tourisme, nous prendrons le bus pour effectuer ces kilomètres qui s’avèreront, vu du bus, difficilement praticables pour des piétons.

www.hotelcorallospezia.com

Sestri Levante – Levanto

Après une nuit relativement tranquille, sans trop de nuisances sonores de la part du trafic automobile, ni bruits de voisinage et après un petit déjeuner convenable (toujours pour l’Italie), nous partons pour la gare de Sestri Levante munis de nos billets achetés la veille.
D’après notre topo, il valait mieux prendre le train pour nous avancer compte tenu de la longueur et du dénivelé de notre étape. De toute façon, passée Déiva Marina, nous n’aurions plus eu de chemin sauf à monter dans la montage ou plutôt hautes collines pour mieux redescendre à Framura.
Nous prenons le train (bondé de touristes) à 8h56. Il est 9h20 lorsque nous posons le pied sur le quai de la gare de Framura où d’autres touristes montent à l’assaut du train. Il faut dire qu’il s’agit de la ligne qui dessert les Cinque Terre….
Nous descendons vers la mer et achetons de l’eau pour notre parcours d’aujourd’hui. Sympa, le gérant m’indique comment rejoindre le départ du petit chemin qui va nous permettre de nous rapprocher de Levanto.
Traversée de la petite rivière, à gauche, à la maison jaune, à droite et nous voici à pied d »oeuvre.

Panneau d'information de la commune de Framura, au départ du chemin

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pèlerin est cueilli à froid. Cela grimpe vraiment bien et permet, cependant, de belles échappées sur la côte. Nous traversons une zone de maquis très dense.

Le pèlerin cueilli à froid dans la première montée, à travers l'herbe et la roche

Belle échappée sur la côte et sa plage, à travers le maquis

Nous voici revenus sur le Camino, mais version Norte…

Le sentier caillouteux : nous voici revenus sur le Camino, version Norte

Vue plongeante sur la ville, sa gare et la mer

Une fois la première pente difficile passée, en approchant du haut de la colline, nous trouvons un espace tranquille et bien vert.

Le sentier dans un espace tranquille et vert, sous les pins
où le pèlerin peut se rafraîchir sur un banc.

Le pèlerin se rafraîchit sur un banc, en haut de la colline
avant de jeter un coup d’oeil vers le Nord, derrière lui.

Coup d'œil vers le nord et la mer, derrière nous
et immortaliser ce grand moment dans la vie d’un couple !

Immortaliser ce grand moment dans la vie d'un couple : les pèlerins dans un miroir de route

En route vers Bonassola, sur les petites, toutes petites routes.

Vue plongeante sur la mer à travers les arbres morts, vers Bonassola
Ces petites routes champêtres, loin de tout trafic, nous permettent de profiter, en toute sécurité des vues plongeantes sur la mer et du début du magnifique paysage offert par le début du parc national des Cinque Terre. Nous arrivons à Anzo et nous devrons descendre quasiment au niveau de la mer pour remonter plus tard.

Le pèlerin dans une rue de village
Ayant été avertis,

Ayant été avertis : panneau « Attenti al cane… e a tutta la famiglia » sur un portail
nous continuons notre route vers Levanto.

Le pèlerin sur la petite route au-dessus de la mer
mais le chemin n’est pas toujours aussi facile. Nous aurons à traverser une nouvelle zone de maquis très escarpée.

Le sentier escarpé à travers le maquis
puis une zone plus tranquille

La pèlerine sur un sentier fleuri parmi les oliviers
puis une autre zone de maquis très escarpée

Le pèlerin consulte la carte près d'un poteau indicateur
avant d’arriver à Bonassola

La pèlerine sur le chemin bétonné qui descend vers Bonassola
où le pèlerin attaquera, avec appétit, une foccacia au fromage arrosée d’une bière bien fraîche avant de repartir (remonter) vers Levanto.

La baie de Bonassola
Arrivés par le deuxième petit col en partant de la gauche, (sur la photo) nous voici à nouveau en haut de Bonassola, côté sud. Il reste une belle grimpette avant d’arriver au petit col qui domine Levanto.

Le pèlerin attaque une focaccia au fromage arrosée d'une bière bien fraîche, à Bonassola
Voici la vue vers Levanto, le petit col franchi, prise dans la belle et large descente caillouteuse qui mène à la petite ville.

La vue vers Levanto, le petit col franchi
Notre hôtel se trouve à proximité de l’église que l’on voit au fond à droite.

Levanto, son port et l'église près de notre hôtel

Nous arrivons à l’heure « morte », l’heure où la ville est vide car c’est l’heure du déjeuner ou du début de sieste selon la vaillance de l’intéressé. Nous tournerons un peu dans la ville avant de trouver l’hôtel que nous avons réservé, l’hôtel Garden. Refait à neuf, accueil très charmant. Il semble vide.
Notre chambre est petite mais équipée de meubles récents et bien propre. Salle de douche ok mais léger souci avec l’extracteur d’air situé à l’extérieur sur la terrasse devant notre chambre, extracteur d’air desservant le marchand de glace voisin. Mais il ne fonctionne pas tout le temps. Nous paierons 90 euros ce qui est la moyenne de notre dépense quotidienne pour cette portion très touristique (Cinque Terre et bord de mer).
Le dîner se fera dans une pizzeria bien sympa, au personnel souriant et à la « cuisine de qualité ». Il faut bien que le pèlerin se retape un peu le soir après les efforts de la journée. Elle est dans un petit parc et les clients y sont servis sous une grande tente et l’on peut y accéder par deux entrées sur deux rues formant les côtés d’un triangle isocèle (ouf !) Oublié le nom comme vous l’avez compris.(42 euros)

Auparavant, et en guise d’apéritif, et après avoir dégusté la glace habituelle sur un banc du bord de mer, nous sommes allés faire tamponner les créanciales à l’office du tourisme puis allé à la gare pour prendre le train, le lendemain matin afin de raccourcir l’étape, car demain, nous traverserons les Cinque Terre de Monterosso à Riomaggiore, puis prendrons le train à nouveau jusqu’à La Spezia.

www.nuovogarden.com/fr/

Rapallo – Sestri Levante

C’est à 8h00 que nous quitterons l’hôtel Canali. La nuit aura été calme et reposante mais nous aurons été réveillés par nos voisins de chambre à 6h00. Petit déjeuner convenable pour un hôtel italien !
Il nous faut remettre les sacs à dos, descendre la petite route et rejoindre l’Aurelia Levante qui sera notre chemin pour aujourd’hui. Elle nous conduira à Sestri Levante, notre deuxième étape au terme de 20 kms.
Nous rejoindrons Zoagli, route en légère ascension et qui serpente au gré des criques et promontoires.
Un dernier coup d’oeil sur la baie de Portofino au fond de laquelle Santa Margherite Ligure s’ouvre au soleil.

Un dernier coup d'œil sur la baie de Portofino et Santa Margherita Ligure
En arrivant à Zoagli, nous trouvons, sur la droite de la route, l’Antica Via Romana, qui nous conduira dans le centre de la petite ville. Cette petite descente nous rappelle le Camino tant c’est beau et tranquille.
Nous trouverons, au pied de ce viaduc, à gauche en longeant la mer, le chemin que nous devons prendre pour remonter sur l’Aurelia.

Auparavant, nous aurons obtenu de la pharmacie de la place un tampon sur nos créanciales car nous avons omis de les demander à Rapallo. Pas encore habitués… les pharmaciens non plus de voir des pèlerins qui demandent un « sello » sur une créanciale de Saint Jacques.

Le viaduc de Zoagli et la statue de la place
En remontant vers l’Aurelia, sympathique plage de Zoagli.

La sympathique plage de Zoagli
]
La pèlerine ne prendra pas le train mais continuera bien à pied !

 

La pèlerine sur le quai de la gare de Zoagli : elle ne prendra pas le train

La voie romaine sur les hauteurs de Zoagli

 

Le pèlerin sur la voie romaine, sur les hauteurs de Zoagli

 

Plaque « Via Goffredo Mameli (già Via Romana Levante) », Comune di Zoagli

Enfin, une indication de chemin. Il s’agit d’un chemin local.

Enfin une indication de chemin : le balisage « 5.C » d'un chemin local
Au dessus de la route, Sant Andrea di Rovereto. Nous n’y monterons pas mais suivrons l’Aurelia.

 

Sant'Andrea di Rovereto, au-dessus de la route
Partie de la route dont le trottoir est protégé. Le pèlerin y est un peu plus à l’aise.

Le pèlerin sur la partie de la route dont le trottoir est protégé

Chiavari nous attend. Nous traverserons la ville et continuerons car notre étape est Sestri Levante.

La côte vers Chiavari, qui nous attend

Bel endroit pour la baignade, mais cela se mérite au vu de la pente et de la végétation.

Une crique pour la baignade, au pied d'une pente couverte de végétation
Avant d’atteindre Chiavari, le pèlerin devra traverser un tunnel mais sur un trottoir. Ensuite, une longue descente sur l’Aurelia le mènera en ville.

Le pèlerin dans le tunnel, sur le trottoir, avant Chiavari

Chiavari sous le soleil.

Chiavari sous le soleil

 

Plage, parasols et transats d'une station balnéaire au mois de mai
Vues diverses d’une ville de villégiature italienne au mois de mai.

 

Le pèlerin sur une place de Chiavari
De l’autre côté du pont, l’entrée dans Lavagna où nous quitterons l’Aurelia pour rejoindre le port et longer la mer.

Le pont sur la rivière, vers Lavagna

Le panneau d'entrée de Lavagna
Il s’agit, en fait, plutôt d’une zone de chantiers navals.

La zone des chantiers navals de Lavagna
Nous tournerons dans Lavagna pour trouver un endroit simple pour déjeuner sans succès. Nous reprenons la route, sous le soleil, mais, à la première occasion, nous passons sous la voie ferrée

Le passage sous la voie ferrée, pour rejoindre la plage
pour atteindre la plage où nous pouvons trouver une petite route qui nous évitera de marcher au contact direct du trafic automobile.

La petite route le long de la plage et de la voie ferrée
ou bien directement sur la plage, ce qui n’est pas le plus facile car le sable est très fin, donc nous nous y enfonçons en marchant.

Le pèlerin marche sur la plage de galets
Nous reviendrons sur la route pour apercevoir, au loin, un rassemblement de voitures. Oui, c’est bien un restaurant. Air conditionné, repas ouvrier à 10 euros vin compris, repas simple mais excellent. Repos des jambes, du dos et de l’âme car nous nous demandions bien à quel endroit nous allions trouver à manger.
Nous quittons notre table, à l’entrée de Cavi, après cet excellent repas pour repartir d’un pas un peu plus lourd vers notre étape qui n’est plus guère loin maintenant.
(regardez à gauche du chapeau !)

La pèlerine sur la promenade de Cavi (regardez à gauche du chapeau !)

Il nous faudra une bonne heure pour atteindre Sestri Levante. nous aurons traversé le village de Cavi et remarqué que nos sommes presque arrivés…

 

Casa Cantoniera de la Via Aurelia, à l'approche de Sestri Levante

à Sestri Levante sinon à Rome !

La plage et la ville de Sestri Levante

Travaux, l’on ne passe pas, ni en auto ni à pied.

 

Travaux à l'entrée de Sestri Levante : on ne passe pas, ni en auto ni à pied

Bien calme, bien ensoleillée, Sestri Levante offre de beaux attraits.

 

Façade crénelée et gothique d'un palais de Sestri Levante

Volets jaunes et fresque florale sur une façade de Sestri Levante

Une avenue bordée de palmiers à Sestri Levante

Façade richement décorée, derrière les palmiers

La baie et ses maisons anciennes, à Sestri Levante

Nous trouverons notre hôtel, l’hôtel Genova qui se trouve sur l’Aurelia pour changer un peu. Je dois avouer avoir été « victime » de la belle présentation de l’hôtel sur son site. Nous aurons une chambre plutôt petite mais bien propre, la literie étant très ferme. Cela suffit au pèlerin même si on lui demande 90 euros pour cela. L’Italie sera toujours chère en matière d’hôtels. Ce sont des prix de bord de mer.
Par contre, nous dînerons pour peu dans une pizzeria, au soleil couchant, sur la terrasse. Bon repas (focaccia au fromage, pizza et 1/2 blanc en carafe = 28 euros) mais le pèlerin doit aller se coucher car la plus pénible des étapes, en général, la troisième est pour demain. Elle le sera.
En prévision de cette étape qui va nous amener aux portes des CinqueTerre, le pèlerin, avant de faire tamponner sa créanciale à l’office du tourisme, est passé à la gare de Sestri Levante et a acheté deux billets de train….

 

www.hotelgenovasestrilevante.com

Bogliasco – Rapallo

L’heure est venue de parcourir un nouveau tronçon du parcours qui nous amènera à Rome. Quand nous serons arrivés, ce qui n’est pas pour demain, nous pourrons nous appeler « romieux » après avoir été « jacquets »…
Après avoir parcouru la route jusqu’aux portes de Gênes, nous rejoindrons Bogliasco qui se trouve aussi aux portes de Gênes, mais à l’est. La raison de ce « contour » est que nous connaissons très bien Gênes qui n’est qu’à 180 kms de chez nous et surtout nous savons que longer la côte, qui est notre chemin naturel, implique l’inévitable traversée de kilomètres d’usines, d’entrepôts et autres zones peu accueillantes pour le piéton. Donc, en route ou plutôt en train pour Bogliasco. Objectif, Volterra. A l’automne, nous effectuerons la dernière partie du trajet mais à partir de Monteriggioni où nous aurons rejoint la Francigène.
Nous expliquerons la raison de ce modeste saut de puce pour repartir, lors de la rédaction de l’étape Casciana Terme-Volterra.

Bonne lecture !

Le pèlerin prêt au départ, sac au dos

 

La Gare d’Eze est bien tranquille en cette heure matinale. Nous sommes sur le bon quai, il n’y a plus qu’à attendre le train vers Vintimille.

Le quai direction Vintimille de la gare d'Èze, bien tranquille au petit matin

Vue de l’intérieur du train de Trenitalia qui nous conduira à Gênes sans trop s’arrêter. C’est celui que nous reprendrons lors de notre futur départ pour l’étape finale. Confortable, pas trop de monde au départ comme on peut le voir mais le wagon se remplira au fur et à mesure de l’approche de Gênes.

L'intérieur du train de Trenitalia qui nous conduit à Gênes

Nous attendrons une heure environ à la gare de Gênes pour prendre le train régional vers Rapallo. Nous en profiterons pour faire marquer nos créanciales à l’office du tourisme de la gare, qui n’a pas de tampon (sello !) mais dont la préposée, gentiment, prendra le temps d’écrire à la main  » office du tourisme de Genova, la date et sa signature ». Sympa.
Rapallo n’est qu’à environ 10 kms de là. Nous y arriverons rapidement et commencerons à chercher notre chemin. Pas de flèches jaunes, nous n’avons qu’une carte bien sommaire. Définissons d’abord de quel côté de la voie ferrée il faut partir. A droite, vers la mer semble être le plus logique d’autant plus que cela descend et semble traverser le village.
Nous nous arrêterons dans une boulangerie où nous achèterons une portion de foccacia au fromage chacun. Délicieuse. Nous continuons vers la mer un peu plus bas. Jolie partie basse de la ville sur la plage, bien tranquille, comme nous les aimons.

Nous franchissons ce pont roman ou romain bien restauré.

Le pont de pierre bien restauré, près de la plage

Les maisons colorées et les barques au bord de la plage

Joli, mais il faut remonter sur la route en longeant la mer !

Les mollets tirent un peu, car c’est notre première étape alors le pèlerin s’offre un moment de détente (sic) pour regarder de petites peintures du type ex-voto qui ornent les murs de cette petite côte.

Le pèlerin dans la ruelle en pente, le long du mur aux petites peintures

Devant cette église, un banc et sur le banc, nous en train de dévorer les focaccia en regardant la mer. On voit la façade de l’église mais pas nous…

La façade peinte de l'église, devant laquelle nous mangeons nos focaccias

La sortie de Rapallo est fleurie et toujours bien calme. Pas ou peu de trafic sur ces petits chemins-promenades. Cependant, nous aurons du mal à échapper à la Via Aurelia que nous suivrons sur des dizaines de kilomètres. Nous n’avons, là aussi et par chance, que peu de trafic.

Rosiers en fleurs devant les immeubles, à la sortie du village

La côte et ses arches, avec Camogli au fond

Si ma mémoire est bonne, ce doit être le village de Sorri que l’on voit, pris de l’Aurelia, et en fond de paysage la mignonne petite ville de Camogli que nous traverserons tout à l’heure.

Le pèlerin sur la route au-dessus du viaduc, à Sori

Nous voici à Sorri

Les toits et la plage de Sori

 

Une villa et ses magnifiques rosiers
Erreur de chemin, passage dans une impasse mais quelle récompense que de voir et sentir ces magnifiques rosiers !

Un joli jardin exotique en surplomb sur la mer
Vue de la route sur un joli jardin exotique en surplomb sur la mer.

La côte vers Camogli, vue depuis Recco

En traversant Recco, nous voyons l’endroit où nous quitterons la côte pour franchir le cap de Portofino, Camogli. La route nous mènera au-dessus de Santa Margharita Ligure.

Le panneau de Camogli, ville jumelée avec Tuningen

A partir d’ici, nous monterons jusqu’à Ruta et son modeste tunnel.

 

Le port de Camogli et ses façades colorées
Le sympathique port de Camogli.

 

Un grand bâtiment perché dans la verdure, sur les hauteurs de Camogli
Pour ceux qui souhaitent « monter » dormir, le monastère de San Prospero accueille les pèlerins, moyennant finances. Camogli n’était pas notre étape, alors nous avons continué. Mais, nous avons eu une pensée pour celles et ceux qui doivent, le cas échéant, descendre en ville et surtout remonter, après l’étape du jour, pour dîner….

L'orage se prépare : dernier coup d'œil sur Camogli et la côte

L’orage se prépare et nous donnons un dernier coup d’oeil à Camogli avant de rejoindre Ruta. C’est notre première étape et la fatigue commence à se faire sentir car la pente est longue est soutenue. Nous marchons sur le bord de l’Aurelia qui n’est pas trop passante. Nous emprunterons, de temps en temps, un petit chemin qui coupe les lacets de la route mais qui est bien pentu lui aussi !

La pluie nous a cueillis à Ruta où nous nous abriterons sous un abri-bus, refuges bien connus des marcheurs, où nous mangerons une pomme en attendant de traverser une centaine de mètres pour entrer dans le tunnel marquant la sortie de Ruta. De l’autre côté, le déluge commence et il nous faudra à nouveau nous abriter dans un garage non fermé pour nous équiper « tous temps ». Il ne nous reste qu’à descendre vers notre étape de ce soir
Nous traverserons San Lorenzo della Costa, toujours sur l’Aurelia, sur laquelle nous ne pouvons éviter l’eau envoyée par les voitures. Cela nous rappelle quelques (mauvais) souvenirs. Nous laissons à droite la route qui descend vers Santa Margherita Ligure et Portofino pour continuer, toujours sur l’Aurelia vers Rapallo que nous atteindrons par une descente bien sympathique (trouvée sur la droite dans un virage) mais un peu glissante, vers la mer, qui nous raccourcit notre trajet par rapport à la route et à ses dangers. Je crois que c’est la Via Porte Hannibale.
En bas de ce petit chemin qui devient rue sur son terme, nous trouvons ce magnifique pont romain. Nous sommes arrivés.

La route fleurie de bougainvilliers, en descendant vers Rapallo

Notre première étape n’aura pas été si simple. Il n’y a guère que seize kilomètres mais nous avons retrouvé les difficultés du Chemin en Italie.
Aucune indication, il faut suivre la Via Aurelia qui est, comme disent les locaux, « troppo trafficata » ! Nous aurons eu une belle côte pour nous mettre en jambe, un bel orage, et, à l’arrivée, eu la surprise de constater, mais ce n’est pas la première fois que notre hôtel est de l’autre côté de la ville. Mais c’est un très bel hôtel qui, en saison, doit être très cher. Heureusement, nous sommes hors saison et avons eu un excellent tarif dans une centrale de réservations.

 

Notre bel hôtel à Rapallo

Après un moment de repos, nous reviendrons en ville pour visiter et en profiterons pour chercher un restaurant pour dîner.
C’est la pizzeria-trattoria Zi Teresa qui nous accueillera. Facile à trouver, il suffit d’aller à la gare. Le restaurant lui fait face, à un coin de rue. Très bon repas, simple, bon vin blanc. Acciughe, polipo, gnocchi « mediterranéens », vin donc et 52 euros. Accueil dans un mélange d’italien et de français. L’adresse qu’il nous fallait pour conclure une première étape qui nous laisse un peu fatigués mais c’est normal. Le pèlerin n’est plus tout jeune et n’a pas marché depuis quelques mois. Cela ira mieux demain ! Au lit à 22 heures sonnantes !

www.hotelcanali.com

Vado Ligure – Genova Voltri

Toujours plus loin, vers le nord-est. Ce matin, désireux d’éviter la traversée de la zone industrielle et de la ville de Savona, nous irons à Albissola superiore garer la voiture devant la gare. Nous y reviendrons, une fois notre étape accomplie, c’est à dire une fois Gênes (Voltri) atteinte, par le train.
Donc, même rituel que pour l’étape précédente. Lever tôt, autoroute et nous voici descendant vers le bord de mer à 8h25. En fait, nous partirons en diagonale plutôt que directement vers la mer.
De quoi nous donner le moral quant aux kilomètres qui restent à faire !

Casa Cantoniera de la Via Aurelia, au kilomètre 567,625

Nos zig-zag, sans que nous la cherchions d’ailleurs, nous amènerons vers la SS1 qui nous fera sortir de l’agglomération par un

La borne 568 de la SP 1 à l'entrée d'un tunnel
et nous amener sur le bord de mer où, surprise, nous trouverons ou plutôt nous retrouverons les flèches Rome-Santiago que nous avons perdues, il y a quelques étapes en arrière, à la sortie de San Remo.
Autre bonne surprise, et il y en aura d’autres, l’espace réservé aux piétons est large et bien isolé du trafic. Il fait grand beau et presque tiède.

Panneau vers Celle, Varazze et Genova 43 km, au bord de la mer

Double flèche jaune sur la bordure du trottoir : les flèches Santiago-Roma retrouvées

Le pas est vaillant et ainsi, nous arrivons à Celle Ligure, jolie petite bourgade de bord de mer où le retrait des installations ferroviaires a permis de réhabiliter le bord de mer et y installer à la place un joli lungomare que nous suivons avec bonheur et toujours sans voitures.

Le bord de mer et la plage de Celle Ligure

L'entrée d'un tunnel de l'ancienne voie ferrée, à Celle Ligure

Et l’on avance vers le nord est toujours du même pas pour atteindre Varazze, station chic, où l’office du tourisme, en ce jour de Sant’ Ambrogio, est fermé.

Le port de plaisance de Varazze et ses montagnes

Tant pis pour notre tampon sur la créanciale.
Nous traverserons Varazze par la rue centrale, parallèle à la mer, isolée du trafic automobile et admirerons de belles façades peintes ou décorées de belles frises.

La rue centrale de Varazze, piétonne et décorée

Une belle frise sur une façade de Varazze

Une autre rue piétonne de Varazze sous ses guirlandes

Nous nous arrêterons sur un banc au soleil pour nous sustenter d’un casse-croûte préparé à la maison suivi d’une pomme. Et nous repartons.
Toujours le bord de mer, isolés du trafic. A la sortie de la ville, nous trouvons cette belle promenade qui remplace les voies du chemin de fer et qui est en plein aménagement.

Panneau du Parco costiero dei Piani d'Invrea, la promenade qui remplace la voie ferrée

Que du bonheur, pas mal de promeneurs en ce samedi matin, mais pas d’autos et la mer à droite qui brille sous le soleil. Nous suivrons cette voie au calme jusqu’à Cogoleto, nous amusant de la traversée des nombreux tunnels, sécurisés ceux-là.

 

La promenade au bord de la mer, après Varazze

La promenade en bois le long des rochers, vers Cogoleto

A gauche, Rome, à droite Santiago. Que signifie le M ? Mystère.

À gauche Rome, à droite Santiago : flèches et « M » peints sur le rocher

 

Un des tunnels de l'ancienne voie ferrée, sécurisé

A l’entrée de Cogoleto,

Le panneau de la province de Genova à l'entrée de Cogoleto
au lieu de suivre à droite la SS1, nous la traversons pour suivre une petite route, en face, qui longe le chemin de fer après avoir passé un tunnel (encore) et, tout droit toujours, rejoint le bord de mer, quasiment à la sortie de Cogoleto. Nous avons gagné quatre cents mètres !

Le port et la promenade du bord de mer
Là, après une petite pause, nous continuons notre marche vers Arenzano dont nous suivrons aussi le lungomare. La marche hors de la ville se fera sur le trottoir, bien aménagé, là aussi, à l’abri des nuisances des autos, finalement peu nombreuses en ce jour de fête italienne et plutôt milanaise.

Le lungomare d'Arenzano, bordé de palmiers

 

La promenade aménagée au-dessus de la mer

Il n’y a plus de train, désormais, et les pèlerins en profitent…

L'entrée d'un tunnel de l'ancienne voie ferrée

Le pèlerin dans le tunnel éclairé de l'ancienne voie ferrée

Le long tunnel éclairé de l'ancienne voie ferrée

La lumière du jour au bout du tunnel

Nous re-voilà à la lumière du jour !

 

Le pèlerin sur la promenade au-dessus de la mer, à la sortie du tunnel

Le pèlerin sur la promenade au bord de la mer, vers Gênes

Et de continuer en direction de la grande ville, hôtesse de la dépression du même nom, dépression qui, aujourd’hui semble être allée ailleurs !

 

La mer et la plage de galets, vers Gênes

La promenade en bois le long des rochers

Nous progressons….et pouvons suivre cette progression par les maisons cantonières.

Maison cantonnière de la SP 1 Aurelia, au kilomètre 545,110

Nous atteindrons notre point de destination Voltri, situé à l’ouest de Gênes, à 13h50, toujours sous le soleil.

 

Le panneau d'entrée de Genova

Tiens, déjà la sortie ? Non, c’est le panneau au dos du premier

 

Tiens, déjà la sortie ? Non, c'est le panneau au dos du premier

La ville est déserte.

La ville déserte de Voltri

Nous devons trouver, d’abord la gare puis un endroit pour faire tamponner nos créanciales.
Pourquoi pas dans ce bar qui vend des glaces ? En fait, le présentoir de glaces ne nous emballe guère et nous ressortons pour entrer… chez les carabiniers qui nous tamponnerons gentiment nos documents après une légère hésitation (tampon officiel sur un document qui ne l’est pas ?).
A la gare, que nous avons cherché de l’autre côté de Voltri, avant d’être remis sur le bon chemin par une charmante Gênoise, nous achèterons au distributeur nos billets pour le retour, le guichet étant fermé pour cause de jour de fête.

Ciao, à bientôt pour la suite de la pérégrination. Ciao Voltri !

 

La gare de Voltri, d'où nous repartons

A 14h50, nous regagnerons la voiture pour rentrer à Eze.

Voila, nous avons effectué la première grosse partie de notre marche, de la maison à Gênes. Certes, Voltri n’est pas le centre de Gênes, mais nous ne voulons pas, au même titre que nous l’avons fait à Bilbao et à Léon, traverser les zones industrielles et commerçantes qui entourent les grandes agglomérations. C’est notre choix !
Nous repartirons donc de Nervi ou de Bogliasco, arrivés par le train, marcherons quelques heures vers Recco et de là, le lendemain, retrouverons la marche au long cours car, si tout va bien, nous ne rentrerons à la maison que par avion, de Rome ! Nous n’en sommes pas encore là mais y pensons fortement !
Ciao !