Saint Jacques
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Aujourd’hui, notre étape se fera à Foncebadon. Nous devrons monter à 1200 mètres d’altitude. Le topo prévoit une halte à Rabanal del Camino mais, nos informations, certes incomplètes montrent qu’il n’y a pas de logement hors auberges de pèlerins dans ce village.
Ce qui s’avèrera faux car il y a de quoi se loger confortablement dans Rabanal, mais nous ne le savions pas.

Nous quittons notre hôtel à 8h30 sachant que nous avons environ 28 kms à parcourir et que le terrain monte en pente douce puis un peu plus forte sur la fin.
Il fait beau et un peu frais.

Nous suivons la route LE 142 que nous n’abandonnerons que quelques kilomètres avant Rabanal, soit sur le bas-côté, soit sur le chemin empierré qui lui est parallèle. Il n’y a pratiquement aucune circulation sur cette route.

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Calme du Chemin, calme des trois villages traversés. Le paysage est très beau. Il n’y rien à voir et tout à voir. L’œil est accroché par des détails, des couleurs. Dans El Ganso, des pèlerins sont installés à des tables à l’extérieur et prennent un café et un peu de repos dans un silence religieux (sans jeu de mots) !

Ce calme n’est dérangé que par le bruit des pas sur le chemin et les cailloux qui roulent.

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Nous arrivons à Rabanal del Camino par la Calle Mayor qui est, en fait, le chemin de St Jacques. La montée est bien marquée et un peu de repos en haut ne serait pas de trop.
Justement à cet endroit, nous remarquons sur la gauche, un de ces hôtels dans lesquels nous aurions pu dormir et qui affiche un menu du pèlerin. Ils serviront dans une demi-heure.
Ok, nous attendrons dehors au soleil, assis sur un muret.
Nous serons rejoints par Lorraine, une charmante québecoise que nous connaissons déjà, et qui nous dit aller dormir à Foncebadon comme nous. Elle décide de déjeuner au même endroit que nous.
Nous mangerons à des tables voisines et je téléphonerai, en espagnol qu’elle ne parle pas, à Foncebadon pour réserver une chambre pour elle aussi dans cet endroit qui est perdu dans la montagne. Il serait, en effet, hasardeux, après 28 kms de marche de s’engager dans un quasi désert vert sans savoir où dormir. Excellent repas pour deux à 19.08 euros dans cette Posada de Gaspar qui s’avèrera être une « Casa de Turismo Rural » comme celles dans lesquelles nous avons déjà dormi ailleurs. Dommage !

Puis, nous repartons dans la lande, d’abord par une chemin caillouteux puis arrivons à la LE 142 que nous avions laissée avant le village et nous devrons la suivre pendant quatre kilomètres du moins c’est ce que dit le topo.

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Chemin faisant, l’attention diminuant, nous suivons de loin un marcheur qui, à un moment prend un autre chemin sur la droite. Sans vérifier, nous le suivons, puis le perdons. Nous décidons de revenir en arrière sur nos pas. Le point fait à la boussole, nous montre que « c’est par là » mais que si nous ne voulons pas retourner sur la route LE 142, nous devrons monter un raidillon de deux cents mètres qui en cache un autre et un autre. En fin de compte, nous avons peut être gagné de la distance, sans le chercher d’ailleurs, mais nous avons bien transpiré et peiné à monter en haut de cette colline qui abrite un relais radio. En haut, effectivement, nous nous trouvons à la hauteur de Foncebadon. (1450 m). Il ne nous reste plus qu’à rejoindre, en descendant un peu, l’hôtel dans lequel nous avons réservé.

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Le village est quasiment ruiné, la quasi-totalité des maisons sont effondrées et cela donne un impression étrange de village mort.
La Casa de Turismo Rural El Convento de Foncebadon nous permettra de faire notre halte mais sans plus. Le confort y est simple. Le repas s’avèrera catastrophique avec une soupe tiède (je le dis au patron qui ne semble pas apprécier) des boulettes de viandes insipides et une glace sans goût non plus dans une boîte en carton). Nous échangeons avec un couple de français que nous retrouverons lors de notre retour, dans la gare d’Hendaye. Nous les reverrons d’ailleurs à la Croix de Foncebadon, le lendemain matin, dans le brouillard.
Lorraine a dîné tôt et s’est couchée tôt. Nous avions bu un verre avant le dîner profitant du rayon de soleil couchant.

La nuit a été animée par un chien qui a cru bon d’aboyer une bonne partie de la nuit, nécessitant la mise en place de boules quiès en urgence.
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C'est peut être lui, qui se cache si bien dans les pierres !

Cette halte ne figurera pas dans les meilleures adresses de notre périple. Si nous avions su, nous nous serions arrêtés à Rabanal….Allons, c’est quand même l’hôtelier de Foncebadon qui a tamponné nos credenciales. Rendons lui cela quand même !




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